Revue de Presse
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11 mars 2010
Dubus et Lamy : Deux larrons en liberté! - Paris Match

 
4 février 2010
André Lamy : le rire à domicile - Soir Mag

L'imitateur nous ouvre la porte de son appartement bruxellois. Surprise, nous voilà plongés dans l'antre de Laurel et Hardy. "J'adore le burlesque", vote celui qui, en 2011, fêtera ses 30 ans de métier. lire l'article ..

 
19 mars 2008
Le duo Lamy-duBus - Télémoustique
Porté par son succès en radio, le tandem duBus-Lamy adapte sa satire politique au petit écran. Un vrai pari.

Des blocs et cubes blancs se côtoient ou s'empilent sur un espace de 10 mètres carrés délimité au sol par des bandes adhésives. "Voilà, c'est ici qu'on répète intensivement depuis quelques jours" lance Frédéric duBus au milieu du grand entrepôt des décors de RTL-TVI où colonnes, canapés, fauteuils et autres panneaux sont le seul public. Un lieu improvisé dans l'urgence pour préparer activement Votez pour moi!, le spectacle télévisé inédit directement inspiré de l'impayable séquence humoristique quotidienne commise depuis mai 2007 sur Bel RTL par le duo Frédéric duBus-André Lamy.

"Ici à RTL-TVI, quand tu arrives à un certain niveau de popularité dans ta spécialité, il y a comme une sonnette qui retentit dans le bureau du directeur de la télévision Stéphane Rosenblatt pour dire: et si on essayait ça en télé?, note duBus. Il avait été d'abord question d'insérer un sketch joué, sorte de best of de nos chroniques radio de la semaine, dans la tranche dominicale de Pascal Vrebos. Ça ne m'excitait pas et cela m'aurait gâché mes dimanches. Ils sont ensuite revenus à la charge avec l'idée d'un spectacle joué devant un public et puis capté... Finalement, j'aurais peut-être dû accepter le dimanche chez Vrebos", déglutit notre caricaturiste de presse.
Car le spectacle en question n'a pas eu plus d'un mois et demi pour se monter. Sans interrompre l'émission quotidienne à la radio. "Le spectacle est une réadaptation en scène de l'univers et des personnages créés en radio. Mais il a fallu tout réécrire. Il y aura une succession, en 1 heure 45, de dix-huit "tableaux" satiriques." Joué en public au Comédie Centrale de Charleroi depuis lundi, le spectacle sera capté lors de ses deux dernières représentations ce vendredi et mis à l'antenne dimanche. Un tour de force!

Tous sur le pont
"En effet, c'est une folie, confirme André Lamy. J'enchaîne 18 personnages, mais ce n'est pas du seul en scène ou du stand-up. Frédéric me servira souvent de complice dans différents emplois (dont la princesse Mathilde ou Carla Bruni), mais il y aura aussi des vedettes de la chaîne: Anne Quevrin interviewera Albert II, Kathryn Brahy se frottera à mon personnage de Sarkozy. Le duo Barbara Mertens-Pascal Vrebos seront face à un super-Daerden et Pierre Migisha renverra la balle à Carlos Rodriguez... C'est un défi pour tout le monde. Pour la chaîne, pour Frédéric dont la scène n'est pas le métier et qui y va à reculons. Même pour moi mais aussi et surtout pour Benoît Bulté, le metteur en scène de cette émission-spectacle."

La suite dans votre TéléMoustique n°4286 du 19/03/2008

 
2 janvier 2008
Le Tac au Tac de Sébastien Ministru - Télémoustique
Ils cartonnent tous les soirs sur Bel RTL et répondent séparément aux mêmes questions.

Où êtes-vous?
André Lamy. - Au Quick. Je mange des Chicken Dips.
duBus. - Chez moi. Je sens que cette interview va aller vite.

Comment vous êtes-vous connus?
A.L. - Dans l'émission d'Hervé Meillon 'Y en aura pour tout le monde il y a
douze ans et on ne s'est jamais perdus de vue.
D. - On s'est connus en 96 chez Meillon.

Donc vous êtes déjà allés manger l'un chez l'autre...
A.L. - Oui. Il reçoit bien, il fait lui-même la cuisine et c'est très
propre. Il a une femme charmante et des enfants charmants.
D. - Oui. Il vit dans un appartement de célibataire avec plein de vitrines
remplies de James Bond et du Laurel et Hardy partout. Je ne sais plus ce que j'ai mangé, mais je n'ai pas le souvenir que c'était mauvais.

Avez-vous déjà été invités à dîner chez Pascal Vrebos?
A.L. - Jamais.
D. - Non.

Qu'est-ce qu'il attend?
A.L. - Je ne sais pas. Ceci dit, lui et Barbara Mertens sont charmants, même si je pense qu'au début ils étaient un peu méfiants, mais ils ont adhéré assez rapidement...
D. - Je ne sais pas. En plus, je vais bientôt habiter dans la même rue que
lui, il n'aura plus d'excuses.

Vous chamaillez-vous?
A.L. - Je propose des choses et lui dit "Ça, on ne peut pas". J'ai un humour plus Bigard que lui, il me freine...
D. - Parfois, il lâche un truc et je dis "Non". Et lui, il dit "Tu ne m'aimes plus". Et moi, je lui dis "Je ne t'ai jamais aimé". Mais c'est difficile de se disputer avec ce garçon, c'est une bonne nature.

Allez-vous passer en télé?
A.L. - Le projet est là. Moi, je suis d'accord, Pascal Vrebos est d'accord de le faire dans Controverse, on attend la réponse de Fred.
D. - Un jour, peut-être... Je parie qu'il a dit que ça dépendait de moi...

Oui.
D. - Heu... j'hésite parce que c'est trop de boulot - c'est prévu le dimanche... Tout ce que je pourrais dire pourrait être retenu contre moi, donc je vais m'abstenir... Ça tient bien la route en radio, mais en télé...

Quelle est la personnalité politique dont vous savez qu'elle n'apprécie pas votre truc...
A.L. - Je n'en sais rien. Je sais qu'il y en a qui râlent parce qu'ils ne sont pas dans l'émission, je pense à Laurette Onkelinx, par exemple...
D. - Je ne sais pas... Peut-être Yves Leterme, mais je ne sais même pas s'il a écouté, et comme Yves Leterme n'aime pas grand-chose...

Quel est le plus gros défaut de l'autre?
A.L. - Je vois ce que c'est, mais je cherche le mot... C'est... le temps qu'il met pour prendre une décision... l'indécision...
D. - Oh là là... j'aurais dû préparer... Non, franchement (long silence).

Vous voulez que je vous rappelle dans une heure?
D. - Non, mais c'est chiant comme question...

Ben... répondez ça alors!
D. - Oui, voilà, mettons ça: c'est chiant comme question.

Votez pour moi
Du lundi au vendredi - 18h40 - Bel RTL

Propos recueillis par Sébastien Ministru
 
5 décembre 2007

Le Soir Magazine avec Lamy et Dubus en couverture
ils sont aussi en couverture du prochain numéro du "Guide des connaisseurs"

 
2 octobre 2007
On tape sur tout le monde - Frédéric Seront - La Dernière Heure -  © photo Bauweraerts
Si la crise politique inquiète certains, elle fait le bonheur d'André Lamy tous les jours sur Bel RTL

À la fin de la saison passée, ils avaient brocardé nos politiciens durant toute la campagne électorale. Mais, alors que l'émission n'était pas censée avoir de suite, duBus et André Lamy ont décidé de remettre le couvert. Depuis le début du mois de septembre, on retrouve ainsi nos trublions tous les soirs sur Bel RTL à 18 h 40, avec une rediffusion le lendemain matin à 7 h 25. Un véritable phénomène dans une Belgique peu habituée, en télé ou en radio, à la satire politique. André Lamy nous explique les raisons du succès.

Votez pour moi avait été créé pour les élections. Vous vous attendiez à son retour à la rentrée ?

"Oui. Avec Frédéric Herbays et Jean-Jacques Deleeuw on s'était revus dès le lendemain de la dernière avec l'envie de continuer. Il fallait quand même voir si on avait le temps, car ça nous prend 4 heures par jour et mon ami duBus fait déjà pas mal en presse écrite, notamment dans la DH. Mais tout s'est arrangé."

Qu'est-ce qui vous plaît particulièrement dans Votez pour moi ?

"Le fait qu'il s'agit d'un programme quotidien. Ça apporte une émulation supplémentaire. Et puis, ce type d'émission satirique, ça manquait en Belgique. Ça faisait des années qu'on me disait que le public belge n'aimait pas ce genre d'humour, qu'on n'était pas en France. Mais je remarquais en même temps que La Revue était le spectacle qui marchait le mieux en Belgique. Avec Votez pour moi, on a prouvé que les Belges étaient demandeurs de ce type d'émission. C'est devenu un rendez-vous que les gens attendent."

Quatre mois après les élections, on n'a toujours pas de gouvernement. On peut supposer que ça fait vos affaires...

"C'est clair, nos hommes et nos femmes politiques ont pensé à nous (rires) ! Ils sont notre meilleure promo. Merci Didier, merci Joëlle !"

Que vous inspirent les nouvelles personnalités politiques ?

"Moi, ce qui m'a fait le plus drôle, c'est plutôt de voir réapparaître les anciens : les Martens, les Dehaene, les Van Rompuy... Ça me fait rire. C'est tout juste si on n'a pas revu Spitaels et Nothomb."

Leterme, il vous inspire quoi ?

"Je dois dire que son histoire de la Brabançonne nous a bien servis. Sinon, on n'était pas très loin de la vérité lorsque, dans TV Belgiek, on l'avait fait en Dag Vader qui voulait abattre de royauté. On l'avait surnommé Leterminator."

Joëlle Milquet, vous la faites toujours avec une voix masculine...

"Bah oui, puisqu'elle a expliqué dans une interview que, lorsqu'elle était petite, elle voulait qu'on l'appelle Patrick. Donc, on se plie à ses désirs. Et ça m'arrange bien. Car j'avoue que sur les voix féminines, j'ai du mal (rires)."

Le direct, c'est important ?

"Totalement. On réagit à chaud. S'il se passe des choses nouvelles entre 15 h et 18 h, on peut rebondir. Il avait été évoqué à un moment d'enregistrer à l'avance certaines séquences, mais on n'a pas voulu. Le direct est trop important, même si ça a impliqué de devoir refuser des tournées pour être présent tous les jours."

Quelles sont les réactions à l'émission ? On ne vous a pas taxé de poujadisme ?

"Non, même si je le craignais. Mais il faut dire qu'on tape sur tout le monde. On ne peut pas nous taxer d'être d'un bord ou l'autre. On m'a dit, en tout cas, que Didier Reynders parlait pas mal de l'émission..."

En dehors de la radio, quels sont vos projets ?

"Il y a le DVD du spectacle de mes 25 ans de carrière qui sort à la fin de l'année. Et je prépare un nouveau spectacle pour avril ou mai 2008. Ce sera du stand up. C'est nouveau pour moi. Je ne vais plus chanter, je vais faire uniquement du stand up politique en collant à l'actualité. Le tout, bien sûr, toujours en collaboration avec duBus, puisque ça fait 12 ans qu'on bosse ensemble."

Propos recueillis par Frédéric Seront
 
10 juin 2007
André Gilain - La Dernière Heure
Votez pour eux
 
André Lamy et Frédéric du Bus en terminent avec leur chronique politique sur les ondes de Bel RTL. Un bilan bien séduisant.
Demain lundi, sur le coup de 18 h 45, le caricaturiste de la DH, Frédéric du Bus, et l’imitateur André Lamy boucleront leur chronique satiricozygomatique Votez pour moi que les lecteurs de La Dernière Heure – Les Sports ont pu suivre jour après jour. Les deux amis ont animé l’antenne, plus d’un mois durant, sur les ondes de Bel RTL. Assurément un beau succès, tant pour ce qui concerne la direction – pendant la dernière semaine, le patron de la chaîne privée, Philippe Delusinne, a assisté en direct à toutes les séquences –, que du point de vue des auditeurs et des auteurs. L’occasion de faire le point avec eux. Un point à deux voix.
Vous vous connaissez bien, mais c’est la première fois que vous travaillez comme ça, dans l’urgence et en direct ?
André Lamy : “Oui, jusqu’à présent nous avions déjà écrit pour des spectacles (Ndlr : La Revue), avec des textes qu’on s’envoyait et qu’on se renvoyait, mais jamais de cette manière.”
Frédéric du Bus : “En effet, c’est une première ! Jamais nous n’avions travaillé en flux tendu…”
Lors de nombreux sketches, vous aviez vos victimes en face de vous. Cela pousse à s’autocensurer ?
A.L. : “Non, au contraire… Cette situation permet plutôt d’aller plus loin, en jouant le fou du Roi par exemple. Mais nous sommes toujours restés corrects vis à vis des politiques présents en studio.”
FDB : “C’est vrai que c’était plutôt stimulant et même agréable de dire en face les choses que nous avions préparées. J’aime dire la même chose quand quelqu’un est devant moi que quand il n’est pas là.”
Cette présence des personnalités vous a-t-elle conduit à improviser, au gré de leurs réactions par exemple…
AL : “Non, nous sommes restés fort attachés à ce que nous avions écrit.”
FDB : “En fait, nous ne voyions presque pas les politiques. Ils étaient à l’autre bout de la table. Nous les entendions un peu, c’est tout. La seule improvisation dont je me souvienne a été faite quand Didier Reynders a réagi à un sketch et que je lui ai répondu.”
Comment qualifieriez-vous les réactions ?
AL : “Fort bonnes, pour la plupart. Isabelle Durant était très détendue, Milquet et Reynders ont ri, Anne-Marie Lizin nous a traités de salauds en riant. Quant à Elio Di Rupo, s’il m’a tutoyé avant notre passage alors que je ne l’avais jamais vu auparavant, il est
parti sans nous saluer. Mais il est vrai qu’il est venu le jour d’une des inculpations à Charleroi…”
FDB : “Moi je me souviens même que, lorsqu’il est venu nous saluer, il nous a dit : Ah, des gens qui travaillent! et que je lui ai répondu, Oui, on est à Bruxelles ici, pas en Wallonie! Mais quand j’ai revu les images, j’ai constaté qu’il avait bien ri pendant
notre séquence.”
L’expérience se clôture ce lundi et c’est manifestement un succès. Pourquoi ne pas la prolonger?
AL : “C’est vrai que cela s’est bien passé, mais ce type de travail prend énormément de temps. Au moins quatre heures par jour ! Frédéric comme moi avons d’autres activités que nous devons aussi mener à bien…”
FDB : “Ce fut un vrai plaisir de travailler quotidiennement et de pouvoir placer des gags récurrents, ce qui ne serait pas le cas avec une séquence hebdomadaire. Pour ce qui est de remettre cela, il faut réfléchir. Mais ce ne serait de toute manière pas possible quotidiennement.”
 
Propos recueillis par André Gilain
 
9 juin 2007
La semaine télé d’André Lamy - Sud Presse
Durant la campagne électorale qui s’achève, l’imitateur André Lamy a fait rigoler les auditeurs de Bel RTL dans “ Votez pour moi ” tous les jours à 18h40 (rediffusion le matin à 7h25) avec la complicité de Frédéric Dubus. On le voit aussi tous les jours de la semaine dans TV Belgiek sur RTL-TVI (20h10 et rediffusion à
13h35). L’humoriste sortira à la rentrée un DVD “Lamy 25 ans de carrière ”.
 
Samedi
Je vais enregistrer Céline (TF1-20h50). Ce samedi, je suis sur scène à Liège, à La Boucherie, avec Alain Soreil dans une reprise de “ Albert, Helmuth et Gustave ”. Les représentations ont lieu les jeudis, vendredis et samedis, à 21h15. On continue jusque fin juin.
Dimanche
Je vais suivre les élections en zappant entre TF1 et RTL-TVI.
Lundi
Lundi, c’est la dernière de “ Votez pour moi”. Je vais rentrer tard dans la soirée, je zapperai, je n’ai pas vraiment d’idée très précise sur ma soirée télé.
Mardi
“Eva Braun, dans l’intimité Hitler”. (TF1-23h20). J’ai envie de comprendre comment une femme peut se laisser charmer par un monstre comme Hitler.
Mercredi
“Le temps des amours ” (France 2- 20h50). J’aime bien les téléfilms français. Ils sont souvent très bien faits.
Jeudi
Mystère (La une-20h15). J’enregistrerai car je joue ce soir-là. Les séries fantastiques me passionnent, je suis en train de dévorer “ Les 4400”, je suis complètement scotché à cette série.
Vendredi
“ Je hais les parents ” (La une-20h45) car j’adore Daniel Prévost.
 
8 juin 2007
J'adore brocarder les puissants - Frédéric Seront - La Dernière Heure
André Lamy prête sa voix aux politiques sur RTL en radio et en télé

Depuis plusieurs semaines, on n’entend plus que lui sur RTL, que ce soit en radio, le matin à 7 h 25 et le soir après 18 h, avec son comparse Frédéric Dubus pour la séquence Votez pour moi, ou en télé, où il fait les voix de TV Belgiek, cette petite capsule satirique, diffusée à 20 h 15, où nos politiciens sont caricaturés sous la forme d’étranges personnages à la tête démesurée. Avec lui, un seul mot d’ordre: pas de pitié pour nos dirigeants. Même la famille royale, d’ordinaire épargnée, en prend pour son grade. Rencontre avec un franc-tireur.
 
Si les Français ont Les Guignols, les Belges n’avaient pas été habitués jusqu’ici à autant d’impertinence durant une campagne électorale…
"C’est vrai. C’est une première. Je suis vraiment content, d’autant que j’ai vraiment poussé pour que ces deux projets se fassent."
Comment sont-ils nés ?
"TV Belgiek existait déjà avant. À la base, ce sont de petites capsules lancées sur le Net en Flandre. Puis, l’année dernière, j’ai eu l’occasion de travailler avec le producteur, Dimitri Oosterlynck, qui est à la base du projet, et il m’a demandé si je serais intéressé par l’adaptation francophone. Je trouvais ça amusant, c’est comme des marionnettes. J’ai donc appelé Stéphane Rosenblatt, le directeur des programmes
de RTL, et il a été emballé."
Vous écrivez aussi les textes ?
"Je viens à la réunion hebdomadaire et je donne des idées. Mais je ne participe pas directement à l’écriture des répliques. Il y a déjà 5 auteurs qui travaillent dessus. Un sixième, ça aurait fait beaucoup."
Par contre, vous écrivez avec duBus les séquences en radio…
"Oui, mais c’est un projet totalement différent. C’est à l’occasion d’une rencontre que j’ai demandé aux dirigeants de Bel RTL s’ils n’étaient pas intéressés par une séquence dans la même veine que celle de Laurent Gerra en France. Et ils ont accepté. Tous les
jours avec duBus, on se retrouve à 15h à RTL. On a 3h pour tout écrire et on interprète la séquence en direct durant la tranche info de 18h. Ce qui est amusant, c’est qu’on le fait devant les politiciens qui sont les invités du journal parlé."
Et comment réagissent-ils ?
"On est en campagne, donc forcément ils vont dire qu’ils aiment (rires). Mais il y a eu des réactions amusantes. Anne-Marie Lizin m’a traité de salaud pour rire parce que je me moquais de ses vieilles robes, Didier Reynders est intervenu au milieu de la séquence, Joëlle Milquet a ri tout le temps. Par contre, Di Rupo était dithyrambique avant et il n’a plus dit un mot après !"
Quelles sont vos voix préférées et celles avec lesquelles vous avez plus de difficultés ?
"Tout d’abord, l’imitateur qui vous dit qu’il peut imiter tout le monde, c’est un menteur. Ça n’existe pas. Mais c’est clair que je m’amuse beaucoup à faire Di Rupo, Van Cau, Flahaut, Daerden. Par contre, je n’y arrive pas trop avec Reynders et Louis Michel. Je dois avoir un problème avec le MR (rires). Et puis, bien sûr, j’ai du mal avec les voix féminines. Je fais Joëlle Milquet avec une voix de camionneur. Mais comme je l’appelle Patrick, ce n’est pas grave (rires). Pour TV Belgiek, c’est Angélique Leleux qui fait les voix féminines. J’aurais aimé qu’elle les fasse aussi en radio, mais il n’y avait pas le budget."
Chose surprenante, vous n’épargnez pas le Roi…
"C’est vrai, mais on le fait de façon sympathique. Le Roi, c’est un peu notre Chirac à nous. Les Guignols avaient fait de Chirac leur mascotte, nous c’est Albert II. J’ai toujours adoré brocarder les puissants. On a un Roi, c’est bien qu’il y ait des fous du Roi !"
Vous savez si ces deux rendez-vous continueront après les élections ?
"Votez pour moi s’arrêtera lundi. Par contre, TV Belgiek continuera jusque fin juin. Pour après, je ne peux pas prédire l’avenir. Je sais qu’il y a des pourparlers avec RTL pour que TV Belgiek revienne, d’autant que les audiences sont bonnes. Mais c’est aussi un programme très cher."
 
Propos recueillis par Frédéric Seront
Il a failli faire les Guignols
À quoi tient parfois une carrière. Ainsi, la vie d’André Lamy serait peut-être totalement différente s’il n’avait pas refusé, à la fin des années 80, une proposition de Canal+ pour devenir la voix des Guignols de l’info ! “Effectivement, je suis le premier à qui on l’a proposé. C’était en 88. À l’époque, je travaillais avec Gildas sur Europe 1 et il m’a demandé si j’étais intéressé. J’avais envie de le faire, mais mon producteur m’en a dissuadé, pensant que ça ne marcherait pas !” Notre imitateur a également refusé de faire le Bébêtes show. “Là, je trouvais que l’émission avait été trop marquée par Jean Roucas et je n’avais pas envie de devoir le copier.”
Aujourd’hui, avec les élections, André Lamy est devenu un peu notre Yves Lecoq. Mais, pour autant, ce retour au premier plan durera-t-il ? “Personne ne peut dire de quoi sera fait demain. Pour l’instant, on parle beaucoup de moi. Mais ça peut s’arrêter tout aussi vite. Je fais ce métier depuis 25 ans et j’ai connu beaucoup de hauts et de bas. Je sais ce que c’est.”
F. S.
 
6 juin 2007
On l'appelle beaucoup ces derniers temps. La preuve - Sébastien Ministru - Télémoustique
Vous collaborez à deux émissions satiriques sur les politiques, TV Belgiek en télé sur RTL­TVI et Votez pour moi en radio avec duBus sur Bel RTL. Est-ce que vous pouvez tout vous permettre ou êtes-vous très censuré?
ANDRÉ LAMY - Sur Bel, on peut raconter ce qu'on veut. En télé, ce n'est pas moi qui écris. J'ai un petit droit de regard au moment où on enregistre, parfois on m'écoute et parfois on ne m'écoute pas. Mais en radio, on peut se lâcher. On imagine, par exemple, qu'Albert II visite les ruines de Ground Zero et on peut dire qu'il n'a pas envie d'y aller parce qu'il en a chez lui et que c'est Fabiola.
Quel âge avez-vous, André?
A.L. - J'ai 44 ans. Et je viens de fêter mes 25 ans de carrière.
C'est ce que j'allais vous dire: on a l'impression que vous êtes là depuis toujours.
A.L. - Oui, je suis désolé (rire). Je suis passé par tout. J'ai été vedette de premier plan et j'ai été has been - ringard comme on a dit dans votre magazine...
Et ça vous blesse, j'imagine?
A.L. - Quand on est là depuis si longtemps - 25 ans, c'est quand même un quart de siècle -, on finit toujours par être ringard. Mais ce qui m'a aussi donné ce côté ringard, c'est le fait d'avoir été dans La Revue des Galeries.
Vous dites "Ce qui m'a donné ce côté ringard"... C'est que vous êtes d'accord alors?
A.L. - Je suis assez d'accord, bien sûr. Si c'est ce que les gens pensent. Si on l'écrit, c'est qu'il doit y avoir un fond de vérité. Oui, je suis peut-être un peu ringard. Mais c'est peut-être aussi ma façon de m'habiller...
Vous m'enlevez les mots de la bouche.
A.L. - (II éclate de rire.) Eh bien, je vais vous avouer, je m'habille... pff... je ne sais pas... Je m'en fous un peu, je dois dire...
Hé ben, ça se voit!
A.L. - Mais oui, voilà. C'est comme la coiffure, hein? On est bien d'accord? On dirait une vieille moumoute qu'on a agrafée sur mon crâne.
Oui, mais vous avez une très belle qualité de cheveux.
A.L. - Oui, mais j'en ai trop.
Ça vous dirait, une petite coupe Prison Break?
A.L. - Non. Mais c'est Van Cau qui fait partie de cette série, non? Il ne s'est pas fait tatouer le plan de la prison de Jamioulx sur le ventre?
Non, je ne pense pas. Vous êtes dans votre voiture, là?
A.L. - Oui.
C'est quoi comme voiture?
A.L. - Une Toyota Yaris. Je ne suis pas fasciné par les bagnoles. Par contre, je suis collectionneur et je préfère avoir sur mes murs des affiches originales de Laurel et Hardy...
Donc, vous dépensez tous vos sous en Laurel et Hardy!
A.L. - Oui, ça, c'est vrai.
Et vous gagnez beaucoup de sous?
A.L. - (Silence.) Plus qu'on ne croit et moins qu'on ne pense (rire).
Avez-vous des enfants?
A.L. - J'ai deux enfants. Un grand garçon de 18 ans et une petite fille de 12 ans.
Le garçon est en rhéto alors?
A.L. - Non, il est au Canada (rire). Ma première femme, sa maman, est partie vivre là-bas et elle l'a emmené avec elle... Mais ma fille vit ici, à Bruxelles.
Qu'est-ce qu'ils veulent faire plus tard?
A.L. - Mon fils ne sait pas encore et la petite, elle, à mon avis, elle tiendra un manège parce qu'elle est folle de chevaux. Elle n'en démord pas depuis l'âge de quatre ans...
Bon, ben, merci d'avoir bavardé avec moi...
A.L. - De rien, merci à vous de m'avoir appelé et à moi de ne pas vous avoir répondu tout de suite...

Retrouvez Sébastien Ministru à 7h45 dans Snooze. Et aussi sur le podcast www.purefm.be
 
31 mai 2007
On doit garder un discours objectif - N.W. - Télé Pocket
A la veille des élections, RTL- TVI propose une capsule quotidienne intitulée TV Belgiek.
Une parodie de notre monde politique et royal avec la voix d'Andre Lamy.

Quel est le principe de TV Belgiek?
C'est une capsule quotidienne de une minute dont les personnages sont réalisés en 3D. c'est un concept tout a fait original qui a déjà fait ses preuves en Flandre.
Comment sont créés ces personnages?
Ce sont de véritables photos triturées dans tous les sens pour arriver a ces petits personnages conviviaux et assez comiques. Cela représente un travail d'animation énorme!
Ces capsules ne vont-elles durer que le temps des élections?
Pour le moment, un contrat a été signé jusqu'a la fin juin et donc au-delà déjà des élections. A ce moment-la, nous ferons un bilan et nous verrons.
Le site Internet (www.tvbelgiek.be) reste un support important?
Tout a fait, d'abord les épisodes pourront être visionnés sur le site la veille de leur diffusion a la télé. Et puis, il y a des archives, un jeu et tout un univers interactif.
Pensez-vous que la Belgique est en mal de parodie de sa politique?
Pour l'instant je n'ai pas à me plaindre, il y a deux shows politiques mis en place: Votez pour moi sur Bel RTL, en quotidien aussi. Donc, je ne dirai pas qu'il n'y en a pas assez, mais c'est vrai que c'est une première en Belgique. Peut-être que ça va amorcer la pompe, faire prendre conscience qu'il y a un public qui rigole avec ça.
Justement, peut-on rire de tout?
Je pense que oui, sauf peut-être en ce qui concerne les enfants handicapés ou les pédophiles... Pour ce qui est des personnages publics, à partir du moment où on accepte de se mettre en avant, il faut accepter qu'on puisse se moquer de vous. Mais il y a une autocensure, on ne veut pas tomber dans la vulgarité. Sans vouloir le critiquer parce que j'ai beaucoup d'admiration pour lui, Laurent Gerra fait un peu du cucul pipi en radio. On essaie d'éviter au maximum. Mieux vaut avoir un propos critique de la politique qu'un propos facile.
L'émission pourrait-elle influencer l'opinion des gens?
Ca dépendra des auteurs mais c'est vrai qu'il faut veiller à ce que ça n'aille pas dans un sens ou dans l'autre. On doit garder le discours le plus objectif possible.
 
N.W.
TV Belgiek Du lundi au vendredi 20h40 - RTL- TVI
Intégrale de la semaine Dimanche - 12h50 - RTL- TVI
Retrouvez Andre Lamy dans Votez pour moi, tous les jours à 18h40 sur Bel RTL.
 
30 mai 2007
La télé vote pour l'humour ! - Bernard Meeus - Le Soir Magazine
Le côté décalé de la campagne
La télé vote pour l'humour !
Les élections du 10 juin démarrent lentement.
Dépêchons-nous d'en rire. Certains s'en chargent!

Tout dispositif électoral mérite sa petite pause; C'est ce qu'a bien compris RTL en vue des élections du 10 juin. A côté des débats sérieux, baromètres et sondages, et autres "Face aux belges" (dont on ne cache pas qu'il est inspiré du succès de TF1 "J'ai une question à vous poser"), une autre expression, tout aussi démocratique mais plus décontractée, est prévue : La case humour !

L'initiative en revient à la chaîne privée. Elle offre sur deux fronts - radio et télé - une seconde lecture des déclarations et programmes des candidats. Sur BEL RTL, elle a recruté André Lamy et Frédéric duBus, l'imitateur et le crayonneur devenu ici complice actif d'une séquence radio. "On se retrouve tous les jours de la semaine vers 16 heures pour écrire les textes, répéter les imitations et huiler nos enchaînements avant le direct quotidien de 18h40. Frédéric aura une petite longueur d'avance puisqu'il décortique chaque jour la presse pour préparer ses dessins", expose celui qui fut, durant des années, le meneur de "La Revue" de fin d'année au Théâtre des Galeries.

Ensemble, ils brocardent en tête de liste
Ce rendez-vous quotidien (dans BEL RTL Soir et qui est rediffusé le lendemain, à 7h25) colle à l'actualité. il permet aussi d'animer un peu une matière qui souffre actuellement très fort de la concurrence française, la victoire de Nicolas Sarkozy et les législatives à la même date (1er tour) phagocytant l'attention - déjà faiblarde d'ordinaire - des électeurs francophones belges. Le duo a donc fort à faire. "On a la liberté totale de dire ce que l'on veut sur qui que ce soit pour être le plus drôle et le plus pertinent possible, assure André Lamy. Mon seul souci, ce sont les voix de femmes...". Laurette Onkelinx et Joëlle Milquet auraient-elles moins à craindre? On aimerait la parité en la matière, voix approximatives ou pas. En tout cas, la formule a l'avantage d'exister, là où la RTBF préfère garder tout son sérieux. Lamy et duBus brocardent en tête de liste. Ils ne sont pas les seuls à apporter une note dérisoire dans le paysage électoral belge. Car l'autre trouvaille du vote 2007 se nomme "TV Belgiek". Du burlesque bien senti, né sur le net, où il prospère sur un mode viral.
 
"TV Belgiek" ? Il est né du maquis, d'une volonté de réhabiliter la farce, qui est le mode d'expression le plus fort. On dit qu'il relève de la satire, je dirais plutôt qu'on verse dans la douce ironie. l'humour est indispensable, non?", jette son créateur Julien Vrebos, 59 ans, pur Brusseleer et bon bilingue, ancien de la VRT, avec un physique à la Cavanna, donc libre penseur, et tout étonné d'un tel succès. Son "Bebelge Show" a d'abord cartonné du côté néerlandophone sur la chaîne Vitaya. Il caricature le Roi, Laurent, les politiques ( dont certains comme Michel Daerden se suffisent amplement à eux-mêmes) au gré de saynètes d'une minute auxquelles il est difficile de résister.
Lancé en août 2006, "TV Belgiek" passe sur antenne mais découle en réalité de l'Internet, le média d'avenir, y compris dans a caricature. il s'est répandu comme une traînée de poudre et connait maintenant une envolée côté francophone. Admirateur de Thijl Uylenspiegel, de Brel, et de Michel de Gherlderode, Julien Vrebos (aucun lien avec l'autre, Julien Vrebos) savoure ce petit moment de gloire sur un royaume de Belgique dans la ligne de mire, pardon de rire!
"On a déjà un stock de 80 personnages avec leur caractère et leurs voix assurés par des comédiens-imitateurs. On va compléter la galerie au fur et à mesure", promet Vrebos. Albert II n'est plus seul. on lui a trouvé des sujets. Les guignols français auraient-ils trouvé leurs cousins belges? Cette piquante tradition a toujours bien marché, songeons simplement au célèbre "Muppets Show" anglo-saxon. "Je ne veux offusquer personne, tempère Vrebos. je suis le court-circuit. Le bouffon du roi qui, au fond, est un philosophe. et que même parfois, le souverain envie, rêvant d'être à sa place. A notre époque, les bouffons nous manquent terriblement." Et quand il dit roi, il pense... rois au pluriel, rois de la politique et des médias.
 
30 mai 2007
Lamy des Guignols ? - Nicolas Balmet - Télémoustique

Il y a deux semaines, RTL-TVI lançait dans la bataille électorale les capsules humoristiques intitulées TV Belgiek. Le principe ? "Montrer une Belgique décalée, vue par les yeux d'Albert II qui ne connaît pas grand chose à la Belgique et à la politique", explique André Lamy, qui prête sa voix aux personnages masculins (Angélique Leleux se charge de ces dames) de cette joyeuse bande de politiciens animés. Programme satirique né en Flandre en 2005, l'émission a titillé l'imitateur belge, qui a ensuite convaincu la maison RTL d'en faire une arme de séduction originale à la veuille des élections.

"Même s'il y a déjà eu quelques tentatives, c'est la première fois qu'on aborde notre royauté sous un angle satirique et, surtout, de façon totalement assumée". Sur le papier, on a immédiatement envie de penser aux guignols. mais les différences sont claires. D'abord, dans TV Belgiek, il s'agît de personnages animés, et non de marionnettes. Ensuite, l'émission est avant tout un produit né sur la Toile et qui, d'ailleurs, est d'abord diffusé sur Internet (www.tvbelgiek.be) avant d'atterrir sur la chaîne privée le lendemain. Quand au fond, André Lamy est formel: "C'est plus surréaliste que les Guignols, mais moins trash".

"Je suis en terrain connu, poursuit-il. J'adore cela, même si ça me rappelle qu'il y a vingt ans, lorsque je bossais sur Europe1, on m'avait proposé d'entrer dans l'équipe des Guignols. Mais comme on m'avait dit que ça ne marcherait jamais..." Un léger regret qui pourrait être balayé en cas de succès de l'émission puisque ce TV Belgiek a toutes les chances de poursuivre son chemin après les élections fédérales. En attendant, les téléspectateurs qui jugent le concept "court mais bon" apprécient quotidiennement les tribulations de cet Albert incompris qui n'a toujours pas assimilé que son ami (et camarade de beuverie) Jacques Chirac ,'était plus président. Sur le site mentionné ci-dessus, ils ont même le droit de suggérer des dialogues ou de léguer une partie de leur propre mobilier... Qu'est ce qu'on dit ? Merci L'ami!

 
25 mai 2007
Les Guignols Belges - Magali Veronesi - Sud Presse

Depuis lundi et pour 6 semaines, RTL-TVI diffuse une capsule satirique avant le programme de soirée. Si le
public adhère, l’aventure se prolongera.

Une satire politique à la veille des élections législatives, on n’attendait pas ça sur RTL-TVI. Bon, l’animation est un peu grossière, les personnages et leurs voix pas toujours reconnaissables et les gags pas souvent très fins, mais il ne s’agit que d’une première fournée et la chaîne espère beaucoup de cet essai. “Nous cherchions un programme en coproduction entre RTL la télévision et RTL digital, explique Karl-Stephan Paulet, directeur du contenu de RTL Digital. “TV Belgiek ” convenait car les capsules présentent à la fois une approche classique et décalée.” Décision stratégique plus qu’éditoriale, donc. N’empêche, avec sa case on-ne-peut-plus exposée - un gag quotidien du lundi au vendredi à 20 h 10 et l’intégrale le dimanche après “L’Invité” de Pascal Vrebos - le programme a une chance de s’installer dans la grille.
 
UN HUMOUR 100 %FRANCOPHONE
“Nous faisons un essai de 6 semaines jusqu’au 30 juin et puis nous verrons bien.” Karl-Stephan Paulet n’en dira pas plus sur la pérennité de la satire politique sur RTL-TVI, mais souligne le caractère francophone des scénarios quand on s’enquiert de l’origine flamande du concept. Car ce qui fait rire au Nord ne fait pas forcément sourire au Sud du pays... “En Flandre, Belgiek TV est visible sur internet depuis des années. A part le réalisateur - complètement bilingue - nous travaillons avec une équipe de scénaristes francophones. Et trois personnes de RTL-TVI participent au programme en amont.”
 
“LE ROI ALBERT, C’EST CHIRAC”
Ainsi, le fait que le personnage central - et donc le plus brocardé - soit le Roi Albert n’est pas lié à l’antimonarchisme qui baigne la Flandre. “C’est de la caricature, pas de la méchanceté. Le Roi de Belgiek TV, c’est un peu le Chirac des Guignols: un personnage un peu benêt mais sympathique. Chaque personnage a sa logique. Pour son conseiller, Marc Uytendaele, nous lui avons donné une voix entre celle de Jean marais et celle de Louis de Funès. Notre seule limite est celle du bon goût. Vis à vis des politiques, nous sommes indépendants, mais veillons à un certain équilibre.” Concrètement, Karl-Stephan Paulet, Wiet Bruurs et Jean-Paul Andret se réunissent le lundi pour lancer les sujets de la semaine suivante. Ils envoient leurs idées aux scénaristes qui les écrivent. Le jeudi, 5 capsules sont enregistrées par André Lamy dans le studio de Marcel Sel puis passent par les mains des animateurs. Les capsules une fois terminées sont diffusées une à une sur RTL-TVI, mais les fans peuvent déjà découvrir celle du lendemain sur le site www.tvbelgiek.be
 
André Lamy : "C'est une première en Belgique !"
Comment en êtes-vous venu à faire toutes les voix masculines de “Belgiek tv ”?
On avait fait appel à moi pour une pub adaptée du concept flamand Belgiek tv. J’ai proposé projet à Stéphane Rosenblatt. Je suis très content car c’est une première en Belgique sur une grande chaîne.
Vous ne participez pas à l’écriture des scénarios?
Non. L’émission radio “Votez pour moi ” avec Fred duBus me prend trop de temps. Comme on pouvait entendre la satire politique française de Laurent Gerra (“Le Grand Juron”), j’ai proposé une version belge à Jean-Jacques Deleeuw. On peut nous entendre tous les jours à 18h40 et à 7h25 sur Bel RTL.
Dans “TV Belgiek ”, comment collez-vous à l’actualité?
La visite de Sarkozy, c’est un coup de bol: on a enregistré alors qu’il n’avait pas été élu! On ne peut pas coller à l’actualité comme “ Les Guignols ” car on enregistre tout à l’avance le jeudi.
Quoi de neuf sinon?
Mon spectacle “25 ans de carrière” sera diffusé sur RTL-TVI à la rentrée, quand je sors mon dvd. Je continue les sketches du “Buzzer” dans “Ça vous fait rire? ” dont on attend le retour début juin. Dans la nouvelle formule, ils ont supprimé les gags du bar, mais vu le succès de “Melting Pot Café”, ça pourrait bien reprendre.

 
16 mai 2007
« TV Belgiek », les Guignols belges - Jean-François Lauwens  - Le Soir

Audiovisuel / André Lamy dans le registre politique sur RTL-TVI et Bel RTL

DOUBLE première sur RTL : des séquences humoristiques liées aux élections. Et une grosse découverte.

La Belgique n’a pas l’habitude des séquences politicosatiriques qui, en particulier en périodes électorales, pullulent sur les ondes françaises. L’oubli est réparé. En radio (sur Bel RTL) comme en télé (sur RTLTVI). Les deux fois avec André Lamy, ancien sociétaire de La Revue des Galeries, en vedette. Depuis lundi, et jusqu’aux élections, Lamy propose en effet dans le Bel RTL Soir une chronique quotidienne, Votez pour moi, en compagnie de son compère Frédéric Dubus, dessinateur de La Dernière Heure – Les Sports et de Télé Moustique qui lui a écrit plusieurs sketchs au cours des dernières années. « En fait, raconte André Lamy, qui fait donc son grand retour à la radio après des débuts mythiques sur SIS et un détour par Europe 1, voici quelque temps, j’ai retrouvé Jean-Jacques Deleeuw (NDLR : directeur général de Bel RTL et ancien de SIS), et je l’ai félicité de diffuser quotidiennement l’émission de Laurent Gerra sur RTL, Le grand juron. Je lui ai aussi dit que ce serait sympa de faire quelque chose d’approchant pour les élections belges. Il m’a proposé d’y réfléchir, alors j’ai appelé Dubus et nous avons fait des maquettes.»

Marionnettes virtuelles
« Nous nous retrouvons vers 16 h à RTL pour donner libre cours à notre imagination, raconte le dessinateur. Nous testons les textes que j’écris, les voix d’André et nous sommes sur antenne à 18 h 40. Il est clair que nous jouerons sur quelques idées reçues: Di Rupo est à bout, Milquet est masculine, Onkelinx hystérique, Reynders a par moments la voix de Sarkozy. Et puis il y a M.Sagawé, dont nous avons envie de faire un personnage récurrent. » « Aucun imitateur ne peut faire toutes les voix, enchaîne André Lamy. Personnellement, je pense pouvoir dire que je tiens bien Albert II, le prince Laurent, Di Rupo, Daerden, Reynders, Verhofstadt, Leterme, Van Cauwenberghe et Flahaut. Après, cela se complique. Et pour les femmes, il faudra biaiser comme Gerra avec Céline Dion ou Ségolène Royal. » Ce répertoire de voix servira à André Lamy dans TV Belgiek, la véritable découverte de cette campagne, dont la diffusion quotidienne pourrait transformer ces capsules drôlissimes en « Guignols » belges. Ici, pas de marionnettes ou alors des marionnettes virtuelles, ces personnages animés avec une tête démesurée utilisés dans la dernière campagne de pub du Soir Magazine.
TV Belgiek est un concept décliné toutes les semaines depuis 2005 sur internet par le studio d’animation bruxellois MotionZ, qui a créé pas mal de personnages en 3-D pour des campagnes publicitaires. On peut y voir des séquences de quelques minutes sur l’actualité politique belge des derniers jours. On y voit ainsi le Roi chanter pour l’opération 0110, Michel Daerden et Eddy Wally créer leur propre République après le 13 décembre, Noël Vaessen et le prince Laurent s’affronter dans un grand jeu télévisé pastichant le procès de Hasselt, Guy Verhofstadt filer le parfait amour avec Laurette Onkelinx ou Albert II tenter de faire sponsoriser les Diables rouges par Bill Gates et appeler Jean-Marie Pfaff à la rescousse. Hilarant.

TV Belgiek, RTL-TVI, du lundi au vendredi
à 20h10 et 13h35 ; compilation de la semaine le dimanche à 13h40.
Votez pour moi, Bel RTL, du lundi au vendredi à 18h40 et 7h25.
www.rtl.be ; www.tvbelgiek.be

 
28 avril 2007
André Lamy reste une grande pointure du rire - Eddy Przybylski  - La Dernière Heure

Humoriste imitant les autres humoristes

André Lamy reste une grande pointure du rire

Qu'un imitateur choisisse pour cibles des personnalités comme Jean-Marie Bigard, Coluche ou Raymond Devos, c'est classique. Au reste, André Lamy le fait aussi. Mais assurément, il va plus loin dans l'originalité en décidant de belgiciser ses imitations et de reprendre aussi les voix d'Albert Cougnet qui parle de Charleroi et de François Pirette dans le personnage du vieil Amédée. Assurément, c'est un des tout grands moments de ce nouveau spectacle qu'André Lamy a lancé, jeudi soir au Centre culturel d'Auderghem (il y a encore une représentation ce soir).

Façonné par neuf années de Revue, aux Galeries, André Lamy nourrit une partie de son spectacle dans les sphères de la politique belge. Il entre d'ailleurs en scène en adaptant Sardou : "Elio est sourd comme Volkswagen". Puis il s'en prend à la famille royale avec une férocité méchante qui atteint l'injustice.

Le voici en Michel Daerden racontant ses vacances à... Cognac. Le pauvre a dû être hospitalisé et il l'a été à Vittel. "Quelle vilaine ville, hein !" (à prononcer avec l'accent).

L'imitation d'Aznavour dans une lettre à Dutroux n'est évidemment pas un moment de rire. Mais là, le talent est ailleurs. C'est non seulement la voix d'Aznavour que Lamy imite, mais aussi sa façon d'écrire, le choix des mots... Un autre grand moment.

Il imite aussi Sttellla, Delpech, Richard Anthony, Demis Roussos, Souchon, Bruel, Hallyday qui en prend pour son grade... En rappel, en grand uniforme XXL de la marine, le voici en prince Laurent. Et en rappel de rappel, il a tout de même fait un Louis de Funès. Sur le célèbre texte de Muriel Robin, Le Noir. André Lamy vous dira qu'il l'a beaucoup fait, ce sketch. Mais quel moment !


Michel Daerden, le prince Laurent, François Pirette et Fabiola parmi ses nouvelles victimes

Cela fait quatorze mois qu'André Lamy a quitté l'équipe de la Revue. Depuis, il a fait de la télé. Il a écrit et joué dans Ça vous fait rire, sur RTL-TVi, avec Bernard Lefranc et Alain Soreil. Il a monté un spectacle qui découlait de l'émission. Il a fait, durant l'été, une tournée de cinquante dates à travers la France, avec la Compagnie Créole. Avec notre caricaturiste Frédéric Dubus, il a planché sur des séquences comiques pour les élections belges ('La relève du Grand Juron de Laurent Gerra, qui se base, lui, sur la campagne électorale française") et il a rodé un nouveau spectacle qu'il lancera officiellement du 26 au 28 avril au centre culturel d'Auderghem.

"Après neuf ans au service du Théâtre des Galeries, j'ai voulu repartir à la base, en travaillant quelques nouvelles imitations de gens comme Michel Delpech ou Sttellla, mais j'ai aussi voulu garder quelque chose de mon passage à la Revue, en faisant du stand up où je n'imite pas, mais où, avec ma voix, je brocarde les gens de la politique belge et de la politique étrangère. Un peu à la Bedos. J'ai mis longtemps à pouvoir m'habituer à l'idée de passer de l'imitation au comique pur. Je n'osais pas. Mais j'avais envie, en ce qui me concerne, de passer à autre chose. Le spectacle à trois personnages, avec Alain Soreil et Bernard Lefranc, m'a campé dans un personnage différent. Pour la première fois, je sortais de l'imitation et je tenais un personnage du début à la fin. Mais qu'il soit clair que j'imite encore. Je ne quitterai jamais l'imitation. J'aspire à devenir plus un comédien qu'un imitateur."
Mitterrand et Chirac sont passés de mode. Sarkozy semble plus difficile à imiter...
"C'est vrai qu'il paraît plus lisse qu'un Mitterrand ou qu'un Chirac. Ségolène Royal, c'est encore un autre problème. Encore plus lisse! Mais Sarkozy est quand même une proie géniale pour nous : il va tellement loin dans ses propos qu'il est facilement caricaturable. La politique a ceci de génial, c'est qu'elle se renouvelle. Je travaille en ce moment sur l'adaptation d'un concept lancé par la télé flamande, TV Belgiek. Où les cibles sont le roi, la reine, le prince Laurent, Verhoofstadt... Chez nous, nous avons Elio Di Rupo, Michel Daerden, le prince Laurent que j'imiterai à Auderghem..."
Et dans le show business ? Un Clavier vaut-il, pour un imitateur, un De Funès ou un Bourvil ?
"En tout cas, il est imitable. Le problème d'un De Funès, c'est de trouver un texte qui s'adapte à son personnage. C'est vraiment compliqué et c'est pour ça que je propose un spectacle où j'imite Bigard, Johnny, Bruel, et aussi François Pirette mais où il n'y aura plus De Funès ni Michel Serrault."
Ils ne sont pas inévitables ?
"Si vous allez voir un chanteur, vous voulez entendre la chanson que vous aimez. Nous, c'est différent. Les spectateurs nous demandent de les faire rire. Si les gens rient, personne ne vous demandera pourquoi vous n'avez pas fait De Funès ou Serrault."

 
5 août 2006
Lamy en tournée dans le sud ... Etienne Louvain - La Dernière Heure - 5 août 2006
Sur RTL-TVi en octobre
Cette année, c'est Richard Ruben qui prendra la relève de la Revue du Théâtre des Galeries. Le passage de flambeau se fera amicalement. Je lui souhaite le meilleur du monde pour ce spectacle, dit Lamy. En ce qui me concerne, j'en ai fait 9 et ça suffit. Place aux jeunes! Même si on a à peu près le même âge et que je ne sais pas si je dois vraiment dire ça...(Rires). Mais ça ne veut pas dire pour autant que l'humoriste se retrouve sans projet. Ma rentrée se présentera sous le signe du travail parce que je prépare un gros spectacle pour le centre culturel d'Auderghem en avril prochain. J'y fêterai mes 25 ans de métier. Un retour en Belgique qui s'annonce d'autant plus chargé qu'un retour à la télé est prévu. Si tout va bien, je ferai ma rentrée sur RTL-TVi à partir du mois d'octobre. On peut déjà en savoir un peu plus? Comme Alain Soreil en a déjà parlé dans la presse, je peux dire que c'est une émission comique produite par Key news. Ils m'ont demandé de travailler sur quelques sketches par émission, ce que je fais avec plaisir. Normalement, on devrait commencer les tournages à partir du mois de septembre; je ne peux malheureusement pas en dire plus parce qu'on m'a demandé de ne pas le faire. C'est que je n'ai pas envie de me faire virer non plus! On n'a pas encore commencé...(Rires). Et sa présence cet été sur Bel RTL? Nous avons enregistré en juin des capsules pour l'émission Loufman Pitche Show qui passe tous les soir sur Bel. On imagine les vacances des célébrités, que ce soit Sarkozy, Chirac en passant par Shirley et Dino. j'avais d'ailleurs déjà eu l'occasion de faire de la radio voici plus de 20 ans avec Pierre Loufman dans la Folie des Glandeurs, une émission qui est restée mythique pour certains, pathétique pour d'autres...(Rires) Il n'empêche que c'est là que j'ai appris à écrire, à tenir un micro et à parler en radio.

Lamy en tournée dans le sud ...
Saint-Tropez - Comme chaque année, André Lamy a entamé sa tournée d'été. Cette fois-ci, l'humoriste visite tout le sud-ouest de la France. Rencontre au second degré dans une région où il en fait près de 40.
 
Parlez-nous de cette tournée...
Je tourne ici avec la Compagnie Créole dont je fais la première partie. Nous parcourons les routes du sud-ouest de la France avec une petite poussée jusqu'à Marseille. Nous allons donner des représentations dans la région de Pau, Toulouse, Avignon, etc. On se trouve donc réellement dans la région des oies et du canard. Comme je fais un régime en même temps que cette tournée, c'est très dur parce que ici le fois gras est vraiment délicieux.
Vous qui connaissez bien le sud de la France, qu'est-ce qui vous attire tant ici?
Ce qui me plaît, c'est la mentalité. Depuis maintenant 25 ans que je fais ce métier, je me suis quand même de solides amitiés dans cette région. C'est un ambiance très agréable et on a l'impression de ne pas vraiment travailler, que tout est facile. Alors que ça ne l'est pas. Puis, c'est vrai que le temps joue pour beaucoup. Quoiqu'en ce moment, s'il pouvait faire un peu plus frais, ça m'arrangerait bien. Certains soirs, on a quand même joué par 38° alors qu'il était plus de minuit! Cela fait peur. Même Clémence de la Compagnie Créole commence à tirer la langue...(rires).
Vous revenez pratiquement chaque été dans le Sud, et il y a encore une trentaine de dates prévues cette année, Ce n'est pas mal...
C'est vrai. C'est ma septième tournée dans le sud de la France. Il est vrai aussi qu'on n'est pas nombreux à pouvoir faire ce type d'exercice. ici, ce sont souvent des dates en plein air sur des podiums gratuits. Ce sont les municipalités qui engagent le spectacle et les gens des villages sont invités à venir le voir gratuitement. Donc, c'est un public très difficile, qu'il faut à chaque fois, conquérir. moi, j'ai la chance de pouvoir chanter. C'est déjà un atout quand on fait ce genre de tournées. Sinon, le plateau de cette année est vraiment idéal. La Compagnie Créole a quand même eu pas mal de titres à succès que tout le monde connaît; Cela se passe tellement bien qu'à la fin, on dirait presque une rave (Rires).
Vous sentez que la France ne vous a pas oublié?
En tout cas, je pense avoir encore un bon capital de sympathie auprès du public. cela dit, je ne suis pas seul dans ce cas. Que ce soit la Compagnie Créole ou les Zouk machine, qui avaient fait la même tournée que moi l'année passée, ce sont des gens qui ont eu une grosse période gloire. Aujourd'hui, même s'ils sont plus discrets, il sont gardé cette sympathie du public qui leur permet de continuer à faire beaucoup de spectacles, même s'ils ne sont pas médiatisés par les télévisions françaises.
25 ans de carrière à 43 ans. C'est rare d'être aussi jeune et d'avoir autant d'expérience...
(Rires)... Certains vous diront que 43 ans, c'est déjà vieux. Moi, je suis très content d'avoir ces années derrière moi. D'abord, parce que, aujourd'hui, j'aborde les choses tout à fait différemment. ensuite, parce que je remarque que chaque époque est différente. Ces années, je ne les ai pas vraiment vu passer. pourtant, elles me permettent maintenant d'aborder mon métier en faisant un peu ce que je veux. Quelque part, ça se passe mieux que quand j'étais plus jeune dans la profession. je remarque que l'expérience, c'est irremplaçable.
Justement, quel est votre sentiment quand vous vous retournez sur votre carrière?
Je suis très heureux. j'ai vécu des moments géniaux et j'ai rencontré des gens extraordinaires. Lorsque j'ai commencé cette activité, je ne savais pas si j'allais pouvoir en vivre. aujourd'hui, j'ai 43 ans et tout va bien. Je ne pouvais pas rêver mieux.
Est-ce que vous avez l'impression que la France s'ouvre de nouveau à vous?
Je serais bien prétentieux de l'affirmer. Je suis déjà content de voir que la France ne m'oublie pas et que je continue d'y travailler. J'aimerais évidemment, comme tout le monde, faire un peu plus de télé. mais comme pour tout, il suffit de ne pas le vouloir pour que ça arrive. Donc, finalement, je ne le veux pas! (rires)
 
7 avril 2006
André Lamy quitte La Revue - Etienne Louvain - La Dernière Heure
(Demoulin)
Je pars à cause d'une incompatibilité d'humour

Après huit ans et neuf spectacles, la tension est telle entre les patrons de la Revue et André Lamy que l'humoriste a décidé de quitter l'institution bruxelloise. Chaque année, entre 35.000 et 40.000 personnes se déplacent pour voir ce spectacle. Pour le remplacer? Richard Ruben.
 
Pour quelles raisons êtes-vous parti?
Il est arrivé un moment où ce que je proposais de faire ne plaisait peut-être plus à la direction. Elle voulait certaines choses et moi, d'autres. On ne s'entendait plus. A partir de là, il ne faut pas s'éterniser. La séparation devait se faire. en tout bien tout honneur, d'ailleurs, puisque je n'ai plus eu de contacts avec eux depuis la fin de la précédente revue. Donc, la vie continue, nous continuerons notre route mais séparément.
Qu'avez-vous à reprocher à la direction de La Revue?
Il y avait un vrai problème latent entre eux et moi depuis longtemps. Au lieu de se résorber, il s'est amplifié d'année en année. Je leur reproche surtout un manque d'audace. Par exemple, on m'a beaucoup critiqué parce qu'il arrivait qu'on termine à 23h20 ou à 23h25 alors que nous devions finir à 23h10. Moi, quand je suis sur une scène, je donne et je n'ai pas une montre dans la tête. Même si j'ai une tendance à improviser, je crois que c'est ce que veut le public. Nous sommes donc arrivés à une situation d'incompatibilité d'humour.
Vous vous souvenez pour quelles raisons Stéphane Steeman était parti?
Un peu pour les mêmes que les miennes. Je suis un imitateur-improvisateur. A partir du moment où on ne veut plus ni que j'improvise ni que je chante, je suis devant un mur. Ce qui va me manquer le plus, c'est le public de La Revue. C'était un public génial. Puis, quand je suis arrivé, La revue avait moins de succès qu'aujourd'hui. D'après ce qu'on m'a dit, ils étaient tombés à 18.000 personnes. Aujourd'hui, après la dernière revue, certains critiques ont écrit qu'elle avait été une des plus réussies depuis très longtemps... Je pars donc sur un succès et non un échec. Je laisse un spectacle en bonne santé et je souhaite à mon successeur de continuer dans cette voie.
Justement, quel va être votre remplaçant?
C'est Richard Ruben qui prendra ma place. Comme il a eu beaucoup de succès sur Bruxelles, Gonzague est probablement ce qui pouvait leur arriver de mieux au Théâtre des Galeries. Donc, c'est la personne idéale pour prendre ma place. J'espère simplement pour lui qu'il n'aime ni chanter, ni improviser (rires...). je lui souhaite tous mes vœux de bonheur. D'ailleurs, à l'époque, Steeman m'avait fait la même réflexion.
Quels sont les projets d'André Lamy?
Il y en a beaucoup. Par exemple, cet été je retourne en France où je vais faire une tournée, de plus de 35 dates dans le Sud. Puis, je suis en train de travailler sur d'autres choses. Il faut dire que La Revue m'a donné la chance de rencontrer d'autres comédiens avec qui je m'entends très bien. Avec des gens comme Bernard Lefranc ou Angélique Leleux, nous sommes sur la même longueur d'onde. Et ça, c'est déjà extrêmement positif en soi.
 
15 décembre 2005
On est tous de la Revue - B.P. - La Tribune de Bruxelles
Du strass plutôt que du stress, des chansons plutôt que des lamentations", tel est le but avoué de La Revue, "entreprise de rire public ayant pignon sur scène", selon ses géniteurs. D'emblée, reconnaissons-le : les membres de la troupe tentent d'unir leurs talents pour le meilleur (parfois) et le rire (le sourire plutôt...) et se payer au passage le scalp de nos hommes politiques et des (pseudo)-stars. Et dans le genre, cela plait à un public d'habitués sans vraiment convaincre les autres. Ce rendez-vous annuel de spectateurs en mal de strass et de paillettes et d'une petite revanche sur les grands et célèbres de ce monde (ce qui est très belge) retrouve cependant quelque peu son rythme depuis la difficile succession de Stéphane Steeman. Entre parodies chantées et dansées, imitations, numéros de magie et hommages, la troupe des Galeries oscille entre l'irrévérence, le franc-parler mais aussi des jeux de mots un peu lourds et parfois (trop) faciles, comme la transformation du pape allemand en Hitler. Le public, quant à lui, semble clairement préférer les imitations, même si une revue sans partie dansée perdrait de son charme... Emmenée par un André Lamy un tantinet trop cabotin, leader naturel de la troupe, l'équipe de La Revue propose deux heures de spectacle plutôt bien rythmé, avec une Maria del Rio virevoltante et gracile, récemment couronnée meilleure actrice de l'année par les lecteurs de Kiosque, de La Tribune et les auditeurs de Vivacité. Le spectacle allie aussi fantaisie masculine (avec notamment Marc De Roy, Bernard Lefrancq, également co-metteur en scène et Michel Hinderyckx) au charme et à l'humour féminin (Maria del Rio, Angélique Lequeux plus craquante que jamais et Elsa Erroyaux, moins convaincante). Qui plus est, pour assurer une douce transition entre les numéros qui s'enchaînent à la cadence grand V, Carlos Vaquera, qui a débuté dans La Revue la saison passée, joint, à ses dons de magicien, celui d'un comédien balbutiant mais de bonne volonté. La mise en scène est certes travaillée et fort classique mais peut se reposer sur plusieurs comédiens chevronnés. A la différence de "Sois Belge et Tais-toi", la Revue manque cependant d'un peu d'audace et de personnages neufs, même si les textes (on reconnaît ci et là la patte décapante de Frédéric duBus) sont adéquats pour les personnages campés par un André Lamy, dans des rôles taillés pour lui. La saine concurrence entre La Revue et Sois Belge... a finalement du bon: chacun dans son style, chaque spectacle propose pour son public deux divertissements qui restent parmi les préférés des Bruxellois.
 
12 décembre 2005
Bon enfant, efficace et bien ficelé - Philip Tirard - La Libre Belgique

Fidèle à lui-même, le cabaret de fin d'année des Galeries surfe sur l'actualité, avec strass et paillettes. Bon enfant, efficace et bien ficelé.

Qu'est-ce qu'ils ont trouvé cette fois? Telle est la question que se posent la plupart des spectateurs fidèles à la Revue proposée par la Compagnie des Galeries. L'habituel cocktail de chansons, de sketches, de numéros dansés et de caricatures politiques - le tout en direct - ne déroge pas aux habitudes. Avec Maria Del Rio, André Lamy et Bernard Lefrancq en trio de tête et Angélique Leleux, Elsa Erroyaux, Marc De Roy et Michel Hinderyckx en solide deuxième ligne, cela commence et se termine en chansons, façon music-hall made in Brussels. Pas forcément glamour (encore que Maria Del Rio...), mais bon enfant et bien ficelé, avec l'un ou l'autre dérapage dans le gros comique qui tache. André Lamy, par exemple, fait tout en force: efficace, pas tendre pour un sou et pas toujours sympathique dans sa façon de chahuter ses partenaires en scène. On rit pourtant quand il engueule les spectateurs retardataires ou quand il apparaît en Guy Carlier gonflé à l'hélium. Et il poursuit sa croisade contre le(s) pape(s), s'enquérant, goguenard, si «le critique de La Libre est dans la salle». Ben... oui, mais on ne voit plus vraiment le rapport. Passons. Si l'ex-ministre flamand Colla ne défraie plus guère la chronique, le personnage qu'il a inspiré à Bernard Lefrancq continue à faire recette. Pour son dixième monologue du genre, le fantaisiste (co-metteur en scène avec David Michels) réussit une belle galerie de pastiches de nos éminences. C'est qu'il tempère aussi la satire d'une touche d'humanité bienvenue. Actualité oblige, de la Carolorégienne à Francorchamps, le PS fait évidemment figure de star de la soirée, avec en point d'orgue un «Caro-o-lo!» sur l'air de «Mexico», que Marc De Roy fait reprendre en chœur par la salle qui ne demande que ça. Pas un mot en revanche sur le pacte des générations. Il y a aussi quelques pépites comme l'ensemble Marie Popkelinks mené par Enaïd, l'évocation émouvante de Dalida par Angélique Leleux ou le burlesque Prince de Galles de Marc De Roy. Bilan globalement positif, donc, même si l'on aimerait retrouver ne fût-ce qu'une allusion à un passé plus lointain: oserais-je le dire, Madame Chapeau me manque un peu...

 
10 décembre 2005
La Revue 2006, égale à elle-même - Paul Dupret - Antipode

La Revue 2006, égale à elle-même. Moment toujours attendu avec impatience au théâtre des Galeries à Bruxelles : la présentation de la Revue.

Pourquoi ne pas le dire ? J’ai été un peu déçu par cette Revue 2006 ! Certes, les décors de Francesco Deleo sont toujours aussi originaux ; les costumes réalisés par Fabienne Miessen et Jean de Vuyst, toujours aussi somptueux et brillants… mais à côté de cela… Pourtant tout avait bien commencé. André Lamy, qui avec Bernard Lefrancq, porte cette Revue 2006 à bouts de bras, nous avait entraînés dans le rappel d’ une mosaïque d’événements, un kaléidoscope vivant de courtes séquences drôles, piquantes, à la sauce Lamy en quelque sorte, qui nous laissait espérer une suite de la même veine. Et la très belle Maria del Rio tout comme la voix de Angélique Leleux nous confortaient dans cette impression. Mais quand apparurent les plus ou moins sosies de nos politiciennes et politiciens, la sauce est retombée, en quelque sorte. Dans les revues, me direz-vous, on brocarde allègrement ces personnages, et c’est très bien… et le public de rire… quand c’est drôle, quand c’est bien parodié, quand c’est amusant, dérisoire, inattendu, mystérieux, arrogant ou intriguant. Oui, le public a ri…. Mais beaucoup étaient des invités. On aurait pu espérer une seconde partie de spectacle différente, plus originale, davantage tourné vers d’autres événements – ils n’ont pas manqué en Belgique en 2005 –
Et bien non, on a repris les mêmes personnages, presque dans les mêmes situations, sans rien améliorer. Il y a bien eu notre Justine nationale – c’était court ; il y eu Véronique Sanson – un événement belge ? Et Dalida ? Et Charles et Camilla ? Des séquences un peu bouche-trou ? Mais quasiment rien sur la Flandre, sur le BHV , sur les nuisances sonores, sur DHL, sur les grèves. Par contre, sur le parti à la Rose… on en a remis plus qu’une couche : les frères Happart, Michel Daerden, Arena et Onckelinkx… ont eu tous les honneurs, si j’ose dire. Mais à force de rabacher les mêmes choses, les mêmes histoires, cela ne fait plus rire, à peine sourire.
A court d’idées cette revue 2006 ! Heureusement, André Lamy, encore lui, terminait le spectacle en force, en un Ratzinger rageur, un pape Benoît X V I, de derrière les fagots. Il nous fallait bien cela pour rire, une fois encore ou enfin, de tout notre saoul.

 
9 décembre 2005
Le PS en prend pour son grade! - Frédéric Seront - La Dernière Heure
Les socialistes sont la cible privilégiée de la Revue 2006 du Théâtre des Galeries

La couleur était annoncée: la Revue 2006 serait encore davantage axée sur la politique belge que les éditions précédentes. Et, pour le coup, ce sont les socialistes qui font les frais de ce recentrage! Il est vrai que les casseroles que traîne derrière lui le PS depuis un an constituent du pain bénit pour les humoristes du Théâtre des Galeries. Le rideau à peine levé, le parti d'Elio Di Rupo en prend d'emblée pour son grade. André Lamy, particulièrement en verve, lit une lettre... d'Anne-Marie Lizin. Et, bien évidemment, la présidente du Sénat essaye de l'influencer. À partir de là, le tir nourri contre les socialistes n'arrêtera pas! Pendant deux heures, les piques ne cesseront pas, avec au passage quelques perles («Si Michel Daerden dit des conneries, Marie Arena en fait!»). Toute la troupe s'en donne d'ailleurs à coeur joie, avec Angélique Leleux en Laurette Onkelinx, Maria del Rio en Marie Arena, Carlos Vaquera en Elio Di Rupo (transformé en Joconde pour une parodie du Code Da Vinci), Bernard Lefrancq en Happart, sans oublier André Lamy, impayable en Michel Daerden qui ne boit plus que de l'eau... de-vie. Bien sûr, la démagogie n'est jamais loin. Et il y a souvent une certaine facilité dans certaines attaques. Mais c'est la règle du jeu et c'est aussi ce que veut entendre le public. Mais, qu'on se rassure, si le PS est à la fête, le spectacle ne se résume pas qu'aux déboires des socialistes. Tous ceux qui ont fait l'actualité en 2005 sont dans le collimateur, y compris notre famille royale (Vous connaissez la différence entre Albert II de Belgique et Albert II de Monaco? Albert II de Monaco, lui, reconnaît ses enfants). Pour le reste, le spectacle alterne, comme chaque année, les sketches et les numéros musicaux (mettant notamment en valeur les talents de meneuse de revue de Maria del Rio). Il y a du bon et du moins bon. Mais les fidèles de la Revue y trouveront le cocktail d'humour et de chansons qu'ils attendent.
Avec une mention pour André Lamy qui livre deux morceaux de bravoure en imitant un Guy Carlier encore plus obèse que le vrai et un pape Benoît XVI aux accents fascistes!
 
9 décembre 2005
Que la farce soit avec vous ! - Le Soir
Maria del Rio mène la Revue des Galeries. C'est à la fois endiablé et dynamique, poujadiste et trop facile. Le public en redemande.

Quoi de neuf en 2006 ? La Revue !
Ce sacro-saint rendez-vous de fin d'année fait salle comble. Cinquante ans que ça dure.

Cinquante ans que ça dure en effet, et le public des Galeries se régale toujours ! Entre les huîtres et la galette des rois, André Lamy et ses compères remettent donc ça avec leur joyeux mélange de sketchs, pastiches, imitations et chansons sur les personnalités politiques et showbiznesques du moment. Le tout copieusement monté en sauce par David Michels et Bernard Lefrancq, et arrosé de boules disco, de danseurs et d'ambiance Star Ac. Voir une Revue, c'est avant tout accepter son code de discipline stipulant que l'humour à gros traits doit se consommer sans modération, que la caricature ne doit reculer devant rien et que le rire ne peut se gagner qu'au prix d'excès, souvent vulgaires. En voyant les choses sous cet angle, il y a de quoi se réjouir. Entre les numéros de « stand up » enlevés d'André Lamy et le discours désopilant de Bernard Lefrancq, on passe en revue l'anus horribilis : inondations, grèves, Francorchamps, etc. Côté sport, l'hypocondriaque Justine passe un sale quart d'heure. Côté télé, Guy Carlier déchaîne les rires en bibendum noir gonflé à bloc contre une Madame de Fontenay, Miss Rance transsexuelle. Mais c'est surtout en politique que ça y va, avec toujours les mêmes cibles du PS : Daerden, Happart, Arena, Laanan, Di Rupo, Onkelinx. On en passe et des meilleures. En scène, Marc de Roy et Maria Del Rio poussent la chansonnette avec entrain, tandis que le reste de la troupe, dont Angélique Leleux, Elsa Erroyaux et Michel Hynderyckx, se démène à un rythme d'enfer. Peut-être cela tient-il à cette sale manie des critiques de vouloir tout intellectualiser, mais on ne peut s'empêcher de regretter l'humour trop facile et surtout le penchant poujado-sexiste de l'ensemble des sketchs. Impôts abusifs, gaspillage de l'argent public : les sujets varient peu. On oublie de mentionner les amnisties fiscales. Quant aux femmes, ministres ou pas, on finit par se lasser de les voir en midinettes niaises et frivoles. Qu'on critique le physique des politiciens, passe encore, mais qu'on s'en prenne aux femmes parce que ce sont des femmes, c'est pénible ! Bref, la Revue, on est fait pour ça ou on ne l'est pas, mais on ne se refait pas !

Entretien
Marc de Roy est un vieux de la vieille à la Revue. C'est par cette petite porte qu'il a entamé sa carrière au théâtre des Galeries en 1994. Il varie les casquettes depuis. Après Caligula de Camus, il troque la défroque de patricien romain pour sa panoplie fétiche de Premier ministre Verhofstadt.
2006 est votre treizième Revue, d'où vient ce dévouement ?
C'est simple, j'adore ça ! Ce que j'aime surtout, c'est le rythme. Tout va très vite : en deux heures, je fais seize apparitions différentes et j'enfile autant de costumes différents. Pourtant, si on aligne mes numéros bout à bout, je ne suis pas plus de vingt minutes sur scène. Le reste du temps, on se change et on se refait une tête en 35 secondes. On court dans tous les sens. Et puis on rit beaucoup pendant les répétitions. On est comme des gosses dans un bac à sable à s'envoyer des vannes tout en jouant à être ministre.
Une bonne partie de rigolade ?
Oui, mais qui demande du sérieux aussi : il faut être attentif au rythme et aux effets comiques que l'on devra reproduire pendant soixante représentations, réapprendre des chansons parodiées dont on connaît par coeur l'original. Et puis, quand on travaille sur un spectacle qui suit l'actualité, il faut être flexible. Cette année, avec les circuits de Francorchamps, certains sketchs évoluent de jour en jour.
Après tant d'années, le poids de la tradition n'est-il pas pesant ?
On a forcément un public fidèle. Mais ce sont des habitués qui viennent en confiance et seront donc plus facilement déçus qu'un public novice et curieux. Cela nous force à être vigilant et à toujours faire appel à des auteurs extérieurs au noyau de l'équipe. Je suis persuadé que la Revue reste un rendez-vous nécessaire pour détendre les gens au moins un soir dans l'année. On offre simplement des images et de l'humour aux spectateurs. On ne leur demande aucun effort, seulement celui de rire ou non.
 
9 décembre 2005
Le principe est simple et efficace: rire des sujets qui fâchent - Télémoustique

La Revue est devenue, au fil des ans, une tradition, voire une institution en fin d'année. Les acteurs y accommodent la politique belge à leur sauce en multipliant les genres: sketches et numéros dansés.

 
4 juillet 2005
André Lamy : La France ne l'a pas oublié - Etienne Louvain - La Dernière Heure

Inutile de revenir, une énième fois, sur la carrière de l'humoriste parti en France à 24 ans pour décrocher tout ce qui était possible de prendre. A l'époque, Lamy était partout. Que ce soit en télé (France2, Canal+, La 5), en radio (Europe 1, France Inter) ou sur les plus grandes scènes (Olympia). Quand on lui demande s'il ne regrette pas son succès d'antan, il répond avec une malice toute personnelle: "Si, mais moi, je l'ai fait. Croyez-moi, ce n'est pas donné à tout le monde!" Aujourd'hui, André vit entre la France, où il reste domicilié, et la Belgique. Cet été, nous l'avons retrouvé, en tournée sur les routes du Sud où, si vous passez dans le coin, vous pourrez venir l'applaudir. Rencontre.

 
C'est étonnant de vous revoir en France. Vous y revenez souvent?
Assez souvent. On ne m'a pas encore complètement oublié ici...(rires); En fait, je fais régulièrement des tournées d'été. Il y a onze ans, j'avais fait les Estivales organisées par vos collègues de Var matin. A l'époque, c'est vrai, je les avais faites en vedette. Comme ça s'était très bien passé, les organisateurs, qui sont restés les mêmes, m'avaient prédit qu'on retravaillerait ensemble un jour. Ils ont tenu parole et m'ont recontacté cette année pour assurer le lever de rideau du groupe Zouk Machine. On le sait peu en Belgique, mais, ces dernières années, j'ai fait pas mal de tournée d'été. J'ai joué en compagnie de Dick Rivers, Herbert léonard, François Feldman ou Boney M.
Pour quelles raisons êtes-vous parti de France?
Je n'ai jamais complètement quitté la France, ni la Belgique. Cela dit, en 1993 mon spectacle Liberté, égalité, terminé n'a pas du tout marché. j'ai senti que l'hexagone se transformait en impasse pour moi et donc j'ai recommencé à travailler beaucoup plus en Belgique. j'ai bien fait parce que, à l'époque, j'avais un certain nombre de projets qui, eux, se sont tous réalisés: Les Poupettes ou un spectacle avec Alain Lampoel. Enfin, il y a neuf ans, je me suis investi dans la Revue des Galeries. Avec la Revue, ça é été un échange. Moi, je recherchais quelque chose de plus stable dans ma vie, et eux voulaient rafraîchir leur image. Donc, ma carrière est aujourd'hui rythmée selon les saisons. Je joue dans le Sud en été et à Bruxelles en hiver. Ces deux seules activités représentent une centaine de dates sur l'année.
Ici, vous allez faire trente-cinq dates. C'est beaucoup!
C'est la plus grosse tournée du sud de la France. Je suis entouré par une dizaine de musiciens, trois choristes, le groupe Zouk machine, les organisateurs et tous les responsables techniques. Cela représente entre trente et quarante personnes. Quand on bouge, c'est impressionnant.
Vous n'avez pas peur du plein air?
C'est du plein air et en plus c'est gratuit! Ce sont deux raisons qui font peur à tous les humoristes du monde. En plein air, le public peut être assez dissipé, et lorsque c'est gratuit, il ne fait aucun cadeau. Donc, j'ai préparé une série de Sketchs qui sont très immédiats, très efficaces. Par exemple, ici, je ne peux pas imiter Luchini ou Devos. je dois aller vers des standards come de Funès, Galabru ou Serrault. je sais que c'est du déjà fait, mais, dans ce cadre, l'efficacité prime avant tout. En plus, je fais de imitations chantées. En plein air, même la politique ne prend pas complètement. je vais devoir me battre tous les soirs pour aller chercher les gens.
Vous restez avant tout un artiste de scène...
Absolument. Sur scène, je suis beaucoup plus à l'aise qu'à la télé. en fait, la seule raison pour laquelle j'ai fait de la télé, c'était parce que c'était un moyen efficace pour se faire connaître. par contre, j'aime beaucoup la radio. Ca ne me rajeunit pas, mais je suis né dans les années quatre-vingt grâce à la Folie des Glandeurs sur S.I.S je travaillais avec Philippe Soreil et Louffman. Toute une époque....
Vous venez d'arriver, mais comment se passeront vos journées dans le Sud?
L'été, c'est aussi l'occasion pour moi de revoir mes enfants. pour l'instant, j'ai mon fils avec moi. Il a quinze ans et habite au Canada. en août, je recevrai ma fille; pour mes enfants, c'est terrible parce que, qu'ils viennent à Noël ou en été, ils sont obligés de me regarder jouer tous les jours... (rires). Sinon, je travaille beaucoup. Je suis en train d'écrire la prochaine Revue et je termine mon livre sur Laurel et Hardy. Enfin, je mets en route les bases d'un projet que j'ai avec l'imitateur Olivier Laurent. Nous serons deux imitateurs sur scène dans un spectacle complètement original. Ca tournera autour de rencontres improbables. par exemple? Arno rencontrera Serge Gainsbourg... J'espère qu'on va s'amuser.
La Revue est une institution en Belgique. Quelles seront les nouveautés cette année?
Ce sera ma neuvième année. C'est un défi sans cesse renouvelé parce que je ne dois pas décevoir les 45.000 spectateurs qui viennent nous voir tous les ans. Cette fois-ci, j'essayerai de nouvelles imitations: Poelvoorde, Arno ou Michel Dardenne.
 
Un Livre sur Laurel et Hardy
Ca fait trente-cinq ans qu'André Lamy est un véritable fan du duo américain. Aujourd'hui, il peut d'ailleurs se targuer d'être un des plus importants collectionneurs européens. Il possède pas moins de 3.000 pièces qui concernent ses idoles. Ce livre, ce sera avant tout l'occasion de nous faire profiter de cette énorme collection.
Des années pour le faire...
André Lamy a écrit ce livre, par pur plaisir, il y a huit ans déjà. Si ça prend tellement de temps, c'est parce que, étant collectionneur acharné, je veux qu'il sorte avec une très belle iconographie, largement documenté. Aujourd'hui, je suis encore en train de négocier avec les Américains pour pouvoir reproduire les photos que je possède Que retrouverons-nous dans ce livre? Ce sera la vision qu'un comique peut avoir sur le travail d'autres comiques. C'est amusant mais il y a des œuvres pour lesquelles ils ont été critiqués aux Etats-Unis et qui sont pourtant formidables. Inversement, certaines de leurs réussites ne sont pas, pour moi, leurs meilleurs films.
La plus belle pièce de la collection
J'ai des dessins originaux de Walt Disney représentant Laurel et Hardy, explique André. En fait, il y a eu deux dessins animés de Mickey où Laurel et Hardy apparaissent. C'est quelque chose d'assez Mythique. Pour reproduire ces dessins, je dois demander les droits à Disney et, croyez-moi, c'est vraiment difficile de les obtenir. on peut penser qu'inévitablement, au vu de la période durant laquelle ces documents ont été réalisés, ils tomberont bientôt dans le domaine public. Pourtant, il y a peu, le Congrès américain, réuni en séance exceptionnelle, a accordé au personnage de Mickey un délai supplémentaire de vingt ans. Dans ce cadre, il s'agissait de ne pas donner la possibilité à d'autres groupes d'utiliser le personnage. Dites-vous que les parcs Disney représentent beaucoup d'empois aux Etats-Unis... je peux difficilement me battre contre le Congrès des Etats-Unis ...(rires).
© Laurel et Hardy
 
9 décembre 2004
Il est des signes qui ne trompent pas - Gaëtan Bayot - La Tribune de Bruxelles
André Lamy est né à Ixelles un 31 octobre à 20heures45. A l'instant précis où le rideau se lève au théâtre. Puisque aucun spectacle annoncé à 20heures30 ne commence à l'heure dite. Faut-il dès lors y voir un destin tracé par ce hasard? J'en doute. Et heureusement. Car si tous les humains nés à 20heures45 avaient la même carrière que le sieur Lamy, notre planète serait peuplée d'humoristes et il n'y aurait plus personne à imiter. Imaginez un instant que les étoiles destinent tous les bambins à devenir André Lamy sous prétexte qu'ils ont vu le jour à 20heures45. On aurait des grands Lamy, des jeunes, des vieux et dans le monde entier. Il y aurait des Lamy afghans, des Lamy portoricains et -pourquoi pas, même?- des Lamy suisses.
Un tel clonage aurait certes quelques avantages. Pouvoir être, en même temps, chez Drucker, Foucault, à l'Olympia et à Welkenraedt, c'est pas donné à tout le monde. Par contre, écrire la revue des Galeries avec 150 ou 200 Lamy autour de la table, ça serait une autre paire de manches. Il y aurait un tel foisonnement d'idées que le spectacle durerait huit ou neuf jours par représentation. 11300 costumes, 720 comédiens, 9200 personnalités égratignées, 2157 chansons, 4026 sketches sur une scène d'un demi-hectare. Céline Dion et Las Vegas pourraient aller se rhabiller. Mais je crains que cette théorie de la prédestination astrale ne soit pas totalement efficace. André Lamy est unique en son genre. Tant mieux, on ne voudrait pas se friter avec Céline Dion.
 
24 novembre 1988
André Lamy Le Super Rieur - Bernard Meeus - Le Soir Illustré