- Lutte contre les violences faites aux femmes
La lutte contre les violences à l’encontre des femmes est toujours un
des combats principaux d'Amnesty International qui reste extrêmement
vigilant à ce qui se fait ou ne se fait pas en Belgique pour combattre
ce fléau, protéger les victimes, prendre en charge les auteurs et
surtout changer les mentalités.
En effet, depuis qu’une mobilisation importante s’est faite, beaucoup de
mesures ont été prises, elles ne sont pas encore vraiment toutes
appliquées mais surtout, plus interpellant, les comportements et donc
les mentalités n’ont pas vraiment changé.
Vous trouverez ci-dessous le manifeste rédigé dans le cadre de cette
campagne et ici
sa version PDF
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- Des millions de femmes sont victimes de violences
dans le monde.
- Il s’agit du plus grand scandale en matière des
droits humains et de la violation des droits fondamentaux la plus
importante en nombre, présente sur tous les continents et dans toutes
les sociétés, en temps de paix comme en
temps de guerre ou de conflit.
- La Déclaration universelle des Droits de l’Homme
ainsi que de nombreux textes internationaux ambitionnent de
garantir aux femmes une vie exempte de violence. Force est de constater,
en voyant l’étendue des dégâts
engendrés par ces violences et le nombre de victimes, que les États
manquent à leurs engagements et à leurs
obligations de prévenir et d’éliminer toutes les formes de violence à
l'égard des femmes et des filles.
- Cette violence se retrouve dans la sphère privée,
dans la communauté, sur le lieu de travail, et dans la rue. Elle
va du harcèlement moral, aux menaces, aux insultes, à la traite, à la
prostitution forcée, au meurtre, en passant
par les coups, les mutilations, et le viol.
- En Belgique aussi, aujourd’hui encore, trop de femmes
risquent quotidiennement d’être agressées moralement,
psychologiquement, physiquement, sexuellement. Ces femmes vivent au
quotidien un calvaire trop souvent passé sous silence. Elles mènent
pourtant chaque jour le même combat sans cesse renouvelé: survivre
malgré la douleur physique et psychologique.
- Par le présent manifeste, nous, femmes et hommes,
victimes ou non, prenons position catégoriquement contre
ce fléau et nous déclarons solidaires avec toutes ces victimes
- Nous déclarons que la violence à l’égard des femmes
n’est jamais acceptable, ne devrait jamais être tolérée et
n’est jamais justifiée.
Nous refusons de voir et d’entendre les femmes et les filles traitées de
« putes » ou d’autres noms insultants.
Nous refusons de rester indifférents lorsqu’une femme, voisine, amie,
collègue ou inconnue, est victime de
violences de la part de son mari ou de son compagnon.
Nous refusons de voir des femmes contraintes de cacher les coups reçus
sous de gros pulls à col roulé et des
lunettes noires.
Nous refusons tous les prétextes invoqués pour accepter ou minimiser ces
drames.
Nous refusons la banalisation de ces faits divers.
Nous refusons toute discrimination à l’égard des femmes.
Nous réclamons la fin du silence et du tabou autour de ces sujets : des
voix s’élèvent, elles doivent être
entendues.
Nous exigeons que la lutte contre les violences faites aux femmes soit
une réelle priorité et que des moyens
humains et financiers y soient effectivement alloués.
Nous exhortons les différents gouvernements belges et tous les niveaux
de pouvoirs concernés à prendre les
mesures nécessaires pour garantir l’accueil et la prise en charge
efficace de toutes les victimes, la poursuite et la
prise en charge efficace des auteurs, la formation et la sensibilisation
des acteurs de première ligne.
- Si elles sont indispensables, les mesures politiques
ne peuvent suffire ; de véritables changements des
mentalités, des comportements, des attitudes et des réactions face à ce
phénomène sont indispensables. Nous
réclamons donc des campagnes de sensibilisation à long terme et
régulières.
- Libérer nos sociétés de la violence à l’égard des
femmes et faire en sorte que toutes les femmes se sentent en
sécurité dans leurs relations avec les hommes représente un défi qui
exige que l’on établisse des limites claires,
mais surtout qu’un engagement ferme de chacun et chacune soit pris.
Ce que nous faisons en signant la présente déclaration
- Publié à Bruxelles le 25 novembre 2009.
Signé par
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