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Wam! Bam! Mon chat, splatch Gît sur mon lit A bouffé sa langue En buvant
dans mon whisky Quant à moi Peu dormi, vidé, brimé J'ai dû dormir dans la
gouttière Où j'ai eu un flash Hou ! Hou ! Hou ! Hou ! En quatre couleurs
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- Allez hop ! Un matin Une louloute est v'nue chez-moi Poupée de Cellophane
Cheveux chinois Un sparadrap Une gueule de bois A bu ma bière Dans un grand
verre En caoutchouc Hou ! Hou ! Hou ! Hou ! Comme un indien dans son igloo
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- Ça plane pour moi Ça plane pour moi Ça plane pour moi moi moi moi moi
Ça plane pour moi Hou ! Hou ! Hou ! Hou ! Ça plane pour moi
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- Allez hop ! La nana Quel panard ! Quelle vibration ! De s'envoyer Sur le
paillasson Limée, ruinée, vidée, comblée "You are the King of the divan"
Qu'elle me dit en passant Hou ! Hou ! Hou ! Hou ! I am the King of the divan
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- Allez hop ! T'occupe T'inquiète Touche pas ma planète It's not to day Quel
le ciel me tombera sur la tête Et que l'alcool me manquera Hou ! Hou ! Hou !
Hou ! Ça plane pour moi
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- Allez hop ! ma nana S'est tirée S'est barrée Enfin c'est marre, a tout
cassé L'évier, le bar me laissant seul Comme un grand connard Hou ! Hou ! Hou!
Hou ! Le pied dans le plat
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Extrait
du livre "Ca plane pour moi"
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- Une anecdote :
Lazlo fut engagée au Festival de la Chanson française à Bourges.
J'avais minutieusement préparé les paramètres pour que son apparition fût plus
que remarquée: éclairage, robe, mise en scène...
J'arrivais dans la loge avant le spectacle et j'y découvris deux hommes à
quatre pattes, occupés à filmer les pieds de Lazlo.
- Mon sang ne fit qu'un tour. Je hurlais: - Dehors !!! J'ai pas claqué
des millions de dollars pour en faire une star pour que vous filmiez ses
baskets! Les deux mecs se levèrent et celui qui n'avait pas de caméra se
retourna. Gainsbourg. ..
Il était abasourdi. Il marmonna des mots inaudibles. Quelque chose comme: «
permission... tous les droits... »
Il sortit. Lazlo fit un malheur à ce Festival.
Serge Gainsbourg
L’anecdote sur cette rencontre devient savoureuse lorsque, deux ans plus tard,
Serge Gainsbourg manifesta son intention d'écrire une chanson pour la « petite
». Prudent, Guibert Cadière, le compositeur, fut dépêché en éclaireur rue de
Verneuil à Paris, avec une musique funky, pour que Gainsbourg puisse écrire
les paroles.
Philippe Lerichomme, son producteur attitré me dit: - Tu peux passer voir
Serge, la chanson est prête.
Je pris rendez-vous.
Et me pointai chez Gainsbourg avec Viktor Lazlo. Ne connaissant pas son état
d'esprit à mon égard après l'histoire de Bourges, la porte s'ouvrit et Viktor
entra la première. Je la suivis.
Gainsbourg me regarda d'un œil de celui qui se dit: « j'ai déjà vu cette tête
quelque part».
Faut dire que je n'avais pas le même feutre et il n'était pas de la même
couleur qu'à Bourges. Il me dit:
- Asseyez-vous!
Et à la même seconde, il m'engueula.
- Attention à Brigitte!
J'allais m'asseoir sur le portrait de BB !
Toutes les chaises de la rue de Verneuil étaient encombrées par un cadre avec
un portrait.
- Gainsbourg, affable, me demanda ce que je désirais boire.
- Vodka!
Son majordome philippin (où quelque chose comme ça) me proposa le fond d'une
demi-bouteille de Smirnoff.
- Ça vous va ?
- J'aurais préféré une Stolichnaya, Kubanskaya, Moskovskaya, ou une Krepkaya
qui sont un peu plus « vodka» !
Il eut l'air vexé.
- Allez acheter quelque chose dans le genre! fit-il à son majordome. Il sortit
une feuille de son piano et me dit:
- La chanson s'appelle « Amour puissance sixxx !!! » La ponctuation est très
importante.
- Le texte est fini, mais je vous autorise à changer deux mots si la musique
l'exige. Attention, j'y tiens!
- Pas de problème!
Sur ces entrefaites, le majordome était revenu avec une demi-bouteille de
Moskovskaya.
Je fis :
- Super!
Il me laissa la bouteille.
Je me tapai une énorme rasade. J'avais la gorge sèche.
Son œil gauche eut l'air intéressé par la façon dont j'avais vidé le verre. Il
devint plus sociable.
- Vous voulez visiter?
Lazlo et moi nous levâmes.
La cuisine, minuscule...
Le frigo, transparent...
Tout était noir chez lui, les murs du salon, l'antichambre, l'escalier. Sur
celui qui menait à la salle de bain, une photo manifestement prise à la morgue
et une étiquette à l'orteil d'une femme: « Norma Jean Baker». La photo
originale de Marilyn décédée. Il me fit visiter la salle de bain encombrée de
flacons tout autour de la baignoire...
Juste la place pour se glisser.
Un bouquin ouvert sur un stand de musique et une pétoire (un Smith et Wesson,
si je me souviens bien).
Dans la chambre, trois photos de culs.
Je fis :
- Birkin, Bardot, Bambou...
Il rit.
- Connaisseur?
- Épicurien, fis-je. Ou amateur averti.
Il devint charmant.
Et ouvrit sa garde-robe: douze vestes identiques, des chemises militaires et
une quinzaine de paires de mocassins blancs. Tous les mêmes. Les costumes de
Gainsbarre.
Nous redescendîmes au rez et là il me mit son concert au Zénith. La musique
était incroyablement forte mais pure. Un son... Les baffles étaient
dissimulés. Le téléphone sonna. Il décrocha. C'étaient les flics qui lui
demandaient de baisser le volume. Il marmonna:
- Ouais... ouais... ouais... .
Il coupa le son du concert et téléphona à Lerichomme :
- C'est d'accord avec monsieur." Monsieur?
- Lou.
- Il a accepté. Les contrats suivront. Cinquante pour cent « Mélodie Nelson»
(son édition).
Il raccrocha. Et me dit :
- C'est fait! Vous avez le bulletin de la SACEM ?
- Non, je suis Belge. J'ai une déclaration en blanc de la SABAM. Je lui
tendis. Il me la signa. En blanc.
Je l'empochais.
Je n'ai rentré que plus tard une photocopie. J'étais fan. L’original est
toujours chez moi, à Lessines.
Il me donna alors une feuille du texte tapé à la machine avec quelques mots de
sa main. Il se retourna vers le majordome et commanda un « perroquet». Il se
leva pour rejoindre la cuisine. Dans ses papiers, j'aperçus le texte original
manuscrit de la chanson. En une seconde, je lui gaulais le texte et le
fourrais dans ma poche. Lazlo était tétanisée sur sa chaise.
Il revint et me dit:
- Le concert du Zénith a un bon son!
- C'est le son d'un ampli à lampes. Il n'y a que Macintosh qui a ce son à
cette puissance.
- Vous avez été fouiner derrière mon piano?
- Pourquoi?
- J'ai un Macintosh à lampes!
Il me fit alors, levant son verre :
- Santé!
Et je sifflai tout ce qui restait de la demi-bouteille.
J'avais une frousse bleue qu'il s'aperçoive que je lui avais gaulé le texte.
Il nous accompagna, Lazlo et moi, vers la sortie, probablement impressionné
par ma capacité à descendre la vodka, me tapota sur l'épaule et me dit:
- - On parle la même langue, mon p'tit gars!
Plus tard, alors que j'étais à Miami, le téléphone sonna.
- C'est Philippe Lerichomme. Salut, Lou! Je suis à New York avec Serge et
Bambou pour un album. Il veut te parler.
- Allo ?
-Allo...
Cette voix. .. C'était Serge.
- Blanc-Francard m'a parlé de vous. Vous avez travaillé ensemble sur l'album
de Lazlo.
- Il m'en a dit du bien. Je voudrais entendre le mix de notre chanson.
- OK. J'en ai un ici.
Je collai le combiné sur la sono.
Je lui passai le premier mix d' « Amour puissance Six»... À la fin, je lui
fais :
-Ça va?
- Pas assez de voix. Faut exagérer « puissance siiix » !
- Je vois ça, d'accord. Et l'album de Bambou, ça marche? - Mouais... Bof...
Il raccrocha.
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