Ce qui m'amuse beaucoup, dans la vie, c'est de rencontrer des gens qui me
connaissent et qui m'apprécient.
Vous allez dire "mais qu'est-ce que c'est que ce mec,
comment qu'y s'la pète !?"
Attendez, je vous explique.
J'ai la chance de jouir d'une petite notoriété, j'y travaille depuis que je
suis tout petit. Déjà en primaire j'étais dans la communication : la preuve,
je récoltais plein de bons points et je recevais tous les ans le prix de
bonne camaraderie.
À 11 ans j'étais rédacteur en chef et seul auteur d'un journal polycopié de
blagues et de dessins stupides intitulé "Rionzunbrin".
À 15 ans je faisais déjà de la télé, comme interviewer et animateur.
À 16 ans j'organisais un putsch dans mon lycée pour prendre les rênes du
journal qui était entre les mains des terminales (à part que ça se passait
en Belgique, donc j'étais à l'athénée, pas au lycée, et les grands étaient
en rhétorique, pas en terminale).
Bref, à force de communiquer, je me suis fait connaître.
Mais ce qui m'amuse, au bout de 30 ans et des brouettes, c'est d'être connu
pour des choses très différentes par des gens très différents. Il y a ceux qui me connaissent parce que je suis biographe de Gainsbourg.
Ou parce qu'ils sont fans de Bowie et ont lu mon
premier livre, sorti en 1981. Ou parce que j'ai écrit des livres sur
Françoise Hardy et Daniel Balavoine. Ou parce qu'ils se souviennent de moi à
la télé belge. Ou à la télé française (comme animateur rock ou comme rigolo
à Nulle Part Ailleurs). Ou alors ils ne me connaissent que comme animateur
sur OuiFM. Ou comme DJ Pop sur
France Bleu et VivaCité. Il y a ceux qui apprécient ma voix et ne
connaissent que ça. Ceux qui me croient expert en chanson française, ceux
qui ne me connaissent que comme fan de rock. Ceux qui ont du mal à concevoir
qu'on peut être en même temps amateur de Metallica et d'Aznavour, de
Gainsbourg et de Dave, de Brassens et des White Stripes...
Quand Eric2 m'a proposé de créer mon site Internet, j'ai bondi sur l'occasion
(d'autant qu'il travaille comme un chef) : j'allais enfin pouvoir mettre de
l'ordre dans tout ça et montrer - avec une certaine fierté, je l'avoue - ce
que j'ai déjà accompli [Le plus
important étant ici]
N'hésitez pas à m'écrire à gv@gillesverlant.com, je réponds (quasiment) à tous les mails que je
reçois.
Gilles
À
partir du 30 août 2010, sur le réseau France Bleu (et dans le programme
national, tous les jours du lundi au vendredi à 20h45), je présente La Scandaleuse histoire du rock. Tous les jours, une chanson, un
scandale, un classique du rock ! En exclu cette semaine, rien que pour
vous, les 5 premiers épisodes de la série. Eh
oui, je sais, je suis trop cool.
NB : Il n'est pas impossible que la série soit diffusée en Belgique,
j'attends les détails. Enfin, qu'ils se réveillent.
Semaine 1 : Du 30 août au 3 septembre 2010
Episode 001/220 : The Rolling Stones : Satisfaction - 1965
Episode 002/220 : Elvis Presley : Hound Dog - 1956
Episode 003/220 : David Bowie : Rebel Rebel - 1974
Episode 004/220 : AC/DC : Highway To Hell - 1979
Episode 005/220 : Bob Dylan : Like a Rolling Stone - 1965
Tout le monde connaît ce refrain de Brassens,
tiré du fameux "Le Temps ne fait rien à l'affaire". Eh bien ce qui est
rigolo c'est que j'ai dû attendre 53 ans et la proposition de mon vieil
ami Vitor Hublot, grand maître de l'underground wallon (les Residents à
lui tout seul, et ça fait 25 ans que ça dure) pour faire mes débuts discographiques avec une reprise de cette chanson. Elle
figure sur le CD "Brassens selon Vitor Hublot" et je suis en bonne
compagnie puisque les autres reprises sont interprétées par Jeff Bodart,
Jil Caplan, Lou Deprijck, Thierry Mondelaers, Jacques Duvall, Stéphanie
Coerten, Renaud Janson et Jean-Louis Sbille.
Poussez une tête tant que vous y êtes sur le site de Vitor
Hublot, vous ne vous en remettrez pas facilement...
www.vitorhublot.com
Gilles Verlant : Le temps ne fait rien à
l'affaire
Brassens selon Vitor Hublot 1
Sortie Fin Septembre 2010
1. Jeff Bodart : La mauvaise réputation
2. Jil Caplan : Brave Margot
3. Lou Deprijk : Je me suis fait tout petit
4. Thierry Mondelaers : Marinette
5. Jacques Duvall : Rien à jeter
6. Gilles Verlant : Le temps ne fait rien à l'affaire
7. Stéphanie Coerten : Les amoureux des bancs publics
8. Renaud Janson : Le gorille
9. Jean-Louis Sbille : La cane de Jeanne
& les choeurs des Talbot Sisters (1-7-8)
Pierre Vervloesem (8 + solo de guitare)
Jacques Duvall (2)
Thierry Mondelaers (8)Textes et musiques de Georges
Brassens
Recueil divertissant, érudit et surprenant, bourré
d'anecdotes, de listes inutiles (dix chansons des Beatles qui
mentionnent la pluie) ou indispensables (les chansons signées
Lennon-McCartney mais écrites seulement par Lennon ou seulement par
McCartney), d'infos cruciales (pourquoi les Beatles n'ont pas joué à
Woodstock), de théories de conspiration (Paul McCartney est mort le 9
novembre 1966, vous étiez au courant?), de sujets délicats (comment le
tueur en série Charles Manson a interprété les paroles des Beatles) et
de dossiers brûlants (que raconte Octopus's Garden, une des rares
chansons signées Ringo Starr ?).
Ce 5 juin, vernissage de l'exposition consacrée à
Gainsbourg à la galerie Fifty One Fine Art Photography à Anvers (Zirkstraat,
20) dirigée par mon ami Roger Szmulewicz. À cette occasion j'ai écrit un
petit texte que vous pouvez lire sur la page d'accueil du site
www.gallery51.com
ou... ici !
Visitez l'expo de ma
part, jusqu'au 31 juillet
2010: Y sont exposés entre autres Serge vu par William
Klein, Jean Loup Sieff, Pierre Terrasson, Helmut
Newton, Tony Frank, etc.
Où est ma petite amie ? Elle est dans mon Rolleiflex
Serge Gainsbourg (1928 – 1991) aura rêvé d'être peintre et cinéaste.
Dans les deux cas, il n'a laissé derrière lui que quelques œuvres : des
toiles montrant un joli talent de coloriste, et quatre longs-métrages,
le plus remarquable étant le premier, intitulé, comme l'une de ses plus
fameuses chansons, Je t'aime moi non plus. Ses films furent controversés
; aucun ne connut le succès populaire. On ne peut leur retirer cependant
une qualité : chaque image avait été pensée, imaginée, composée, mise en
scène par un esthète, avec l'œil d'un photographe. À la lecture des
scénarios de ses films, on est surpris de découvrir qu'il attachait
peut-être plus d'importance aux focales, aux objectifs, aux mouvements
de caméra, qu'il détaillait avec minutie, qu'à la psychologie de ses
personnages qui, de toute façon, lui ressemblaient, en à peine moins
torturés.
En 1964, sur l'album "Gainsbourg Confidentiel", Serge a chanté la photo
dans Negative Blues :
Où est ma petite amie ?
Elle est dans mon Rolleiflex
C'était mon premier reflex
J'aime la photographie
Je revois la petite chérie
Posant pour mon Rolleiflex
Un p'tit machin en lastex
Lui donnait un peu d'esprit
La photo, il l'a donc pratiquée, mettant en scène Jane Birkin dénudée,
parfois même menottée à un radiateur, pour les magazines de charme. Plus
tard, il publie un livre mettant en scène sa dernière compagne : Bambou
et les poupées, avec son érotisme glacé, sa dominante de bleu électrique
et de rose blême, semble une partouze surréaliste où l'on ne peut plus
distinguer l'être humain des mannequins désarticulés. Une légende au
hasard :
Mardi quatorze heures quinze
Premiers symptômes de photophobie. Recherche de clairs-obscurs et de
contre-jours. Abuse de Bambou comme un légionnaire au Tonkin. Elle
pleure jaune et riz blanc. Ma petite princesse de Chine s'enroule dans
les spirales du lit, œil et entrejambe en amande. Nice girl. À la visée
reflex, je dois reconnaître que la gamine a un cul de Rolls-Royce. Ne
lui manque que la plaque minéralogique citron vert de L.A.
Je glisse ma caméra sous le châssis, elle son ongle carmin dans le tuyau
d'échappement. Arrêt image.
Quand il s'agissait de ses pochettes de disques, Gainsbourg ne
plaisantait pas. Il ne faisait appel qu'aux meilleurs : Tony Frank pour
la pochette de "Histoire de Melody Nelson" (avec une Jane B. perruquée
et fardée, cachant avec son Monkey en peluche un début de grossesse),
Jean d'Hugues pour "Vu de l'extérieur" (où le visage de Serge est
entouré de gros plans de chimpanzés, orangs-outans, ouistitis, macaques
et babouins), Lord Snowdon pour "Aux armes et caetera", William Klein
pour "Love On The Beat"… Gainsbourg gérait sa propre image entre dégoût
et fascination ; il se trouvait laid, étant jeune, au point de
développer de douloureux complexes. Il ne pouvait que développer un œil
de dandy sur sa propre représentation.
Voilà pourquoi Roger Szmulewicz, fan de toujours de l'œuvre
gainsbourienne, a décide de se/vous/nous faire plaisir avec une
exposition anniversaire (Gallery 51, dix ans déjà) qui mélange
portraits, images rares et insolites, par William Klein, Helmut Newton,
Pierre Terrasson, Jean-Loup Sieff, Ulf Andersen, Bert Stern, Patrick de
Spiegelaere, Claude Gassian, Tony Frank, Xavier Martin, Alain Trellu et
d'autres. Sans oublier les objets du culte (livres, disques, magazines,
etc.) qui nous éloignent d'un accrochage traditionnel mais sont le
reflet de l'amour énorme et posthume que lui portent désormais des
millions de fans, lui qui a tant souffert, au fil des premières années
de sa carrière, du peu de reconnaissance récolté par ses chansons, alors
qu'il alignait les chefs d'œuvre, de La Javanaise à Initials B.B., de La
Chanson de Prévert à Docteur Jekyll et Monsieur Hyde…
Admirons cette exposition en méditant ces mots, par lesquels Serge
expliquait au début des années 1960 la noirceur de son inspiration :
Je suis incapable de faire une chanson optimiste, heureuse, une chanson
d'amour. Je ne trouve pas les mots, je n'ai rien à dire du bonheur, je
ne sais pas ce que c'est. Il ne s'exprime pas. C'est comme si vous
braquiez l'objectif de votre appareil photographique sur un ciel
parfaitement bleu. Il n'y aura rien sur la pellicule. Alors que si vous
photographiez un ciel d'orage, avec de beaux nuages noirs et gris, ce
sera superbe !
Gilles Verlant
Ma
bio de Gainsbourg vient d'être réimprimée chez Albin Michel (le pavé de
760 pages avec les cahiers photos et tout) et devrait être disponible
partout alors qu'au même moment le Livre de Poche en publie sa version,
qui là fait carrément 1050 pages ! La différence de prix est notable:
30 € pour le grand format, 9,50 € pour le Poche (mais sans photos). Je
dis ça pour ceux dont le budget est serré et qui ont envie de lire les
aventures de Serge... Notez que cette nouvelle édition au Livre de Poche
remplace celle de 1993, qui est retirée de la vente.
Nous nous sommes tant aimés -
France3 - Tous les jours à
13h00
Nouveau divertissement des débuts d’après-midi sur
France 3 : Une collection de portraits, intitulée Nous nous sommes tant
aimés. Chaque jour, un artiste sera mis à l’honneur, mis en image par
les équipes de R&G Productions, avec la voix de Gilles Verlant. Bourvil
a ouvert le bal le lundi 22 mars 2010.
Dans
chaque émission vous trouverez des portraits
des invités que j'ai écrits (et dont je fait les commentaires,
non mais) et qui sont réalisés par l'impeccable Yann Grasland, qui
est mon ami et mon associé depuis plus de 15 ans. C'est beau, c'est
rigolo, c'est du beau monde et j'en suis vachement content. Regardez et commentez !
Né le 11 juin 1957 à Bruxelles, Gilles Verlant est biberonné de bonnes
chansons françaises (Gainsbourg, Brel, Brassens, Ferré) et de pop anglaise
(Beatles) dès son plus jeune âge par des parents éclairés. A 14 ans il tombe
dans le chaudron bouillonnant du rock et se passionne pour Led Zeppelin, Deep
Purple, Black Sabbath, Cream puis David Bowie, Slade, Roxy Music et Lou Reed.
Animateur télé dès ses 15 ans, journaliste rock à 17, il publie son premier
livre consacré à Bowie (collection Rock & Folk/Albin
Michel) en 1981 après lui avoir consacré son mémoire de fin d'étude à la Fac
de journalisme de Bruxelles. Dès 1978, il présente une émission de rock
hebdomadaire à la télévision belge ("Folllies",
puis "Ligne Rock").
En octobre 1984, il est réquisitionné par son ami Antoine de Caunes pour la
co-présentation d'un show rock live et quotidien sur une petite chaîne cryptée
qui débute, nommée Canal+. Sa première biographie de
Gainsbourg sort en 1985. Gilles Verlant continue à faire des émissions de
télé avec Antoine de Caunes ("Rock Report", "Rapido", "Nulle part ailleurs")
puis comme directeur artistique de "Nuits spéciales" sur Canal+ (Gainsbourg,
Johnny Hallyday, Provoc' et Mauvais goût, Bourvil, Guignols, etc.), de
portraits sur la même chaîne (Françoise Hardy, Sylvie Vartan, Bourvil) et de
Thémas sur Arte (Les Années 1970, Gainsbourg).
Chez Albin Michel, en plus de son "Gainsbourg", biographie définitive et pavé
de 760 pages (novembre 2000), il a dirigé des ouvrages consacrés à Bourvil,
Jean Gabin, Georges Brassens, Eddy Mitchell et Louis de Funès. Il a publié des
biographies de Daniel Balavoine (1995 et 2002) et de
Françoise Hardy ("Ma vie
intérieure", Albin Michel, 2002). Co-auteur des autobiographies de
Dave ("Soit
dit en passant…", Le Pré aux Clercs 2003), Lio ("Pop Model", Flammarion 2004)
et Doc Gynéco ("Un homme nature", éditions du Rocher, 2006) il a dirigé les
entretiens entre l'avocat général Philippe Bilger et l'auteur comique Bruno
Gaccio (les Guignols) pour un livre-pamphlet sur la liberté d'expression ("Le
Guignol et le magistrat", octobre 2004). Chez le même éditeur, Gilles Verlant
a également publié avec Alain de Greef un réquisitoire sur la télévision
française ("Vous regardez trop la publicité", 2005) et
la biographie de Marcel
Gotlib (2006).
Il partage son temps entre l'écriture, la radio (Ouï
FM, Ouï FM3, chroniques "Génération 80" sur le réseau France Bleu et
VivaCité en Belgique) et la télé, qui fait appel à lui
en tant qu'auteur, producteur artistique et parfois animateur/rubriquard
pour France2, France3, France5, Paris Première et Vivolta. Parmi les
émissions sur lesquelles il a travaillé : les Victoires de la Musique, les
Victoires de la Musique classique, les Victoires du jazz, Les 100 plus
grands français, Charles Aznavour à Erevan, Le Temps des yéyé, Gildas & C°,
Do You Do You Scopitone, Tenue de Soirée, Taratata, etc.
Gilles Verlant a épousé l'architecte d'intérieurs
Annie Callebaut en
1989. Ils ont deux enfants : Victor, né en 1991, et Oscar, né en 1993.