|
||||||
| Zinnopresse | ||||||
|
||||||
|
||||||
|
||||||
|
||||||
Love comes quickly
2005 |
||||||
|
Homme de communication, Jean-Pierre Hautier dirige aujourd’hui une chaîne de la RTBF, la radio belge. Avec Fred, il fut, aux alentours de1985, Zinno, le groupe belge qui affola un moment les hit-parades internationaux. Au point que ceux qui ne savaient pas, croyaient que ce groupe venait des States. Et ceux qui croyaient savoir, mais ne savaient pas grand-chose, pensaient que Zinno était la réplique belge à des groupes anglo-saxons comme Orchestral Maneuvre in the Dark. « Nous n’en revenions pas d’être reçus dans des émissions télé de grande écoute. Je me souviens d’un instant de quasi-nirvana quand, dans une voiture qui descendait les Champs-Elysées, nous avons entendu « What’s Your Name » sur NRJ, la radio qui donnait le la auprès des jeunes. C’était un rêve éveillé. Nous aurions pu péter les plombs, mais à aucun moment nous n’avons oublié que tout cela ne pouvait durer qu’un moment. » Au contraire des succès dans le showbiz, les amitiés visent la longue durée. Fred et Jean-Pierre se sont rencontrés en 1980. Du premier, toute la bande dessinée parlait : le second officiait à Radio-Cité, la chaîne « jeune » de la RTBF pour laquelle travaillait aussi Bert Bertrand. « Je revois très précisément notre premier rencontre : c’était au Kiliwatch, une boîte à la mode. Dans le hall d’entrée, j’ai aperçu quelqu’un qui mordait à belles dents dans un sandwich. C’était Fred. On s’est parlé (Fred, la bouche pleine ? ndlr), et nous n’avons plus cessé de nous parler depuis. » « Le côté passionnant de cette époque, et que je n’oublierai jamais, c’est qu’au travers de Jannin, Marc Moulin et la bande qui tournait autour d’eux, je découvrais des gens de talent, plein d’humour, qui se reconnaissaient dans les Monty Python et portaient le même regard décalé, différent du mien, sur les gens, les faits quotidiens, la société en général. » Pour évoquer les débuts de Zinno, nous entrons dans les coulisses de la création. Plus exactement dans les cuisines : « C’était un après-midi, dans la cuisine de mon appartement. Avec Jannin nous écoutions la radio. Les premiers effets du Fairlight se faisaient entendre. Un mot en entraînant un autre, je lui ai demandé : « Alors, si on prenait le nom de Bond, on pourrait en faire une note ? » Tout Zinno est parti de là. Nous avons pensé à faire un maxi sur cette idée de départ. Après une journée d’enregistrement en studio, chez Dan Lacksman, « What’s your name ? » s’apprêtait à partir à la conquête des hit-parades. « Dans ma voiture, garée dans le parking de la RTBF, je me vois encore faisant écouter la cassette à Marc Moulin. Comme il s’occupait déjà de Lio, Telex, il nous a ouvert les portes des maisons de disque. « C’était ça, Zinno. Nous avons vécu cet épisode à plein. Car nous savions que nous ne pourrions jamais rééditer cette expérience. Et là, au moins, nous avions raison ! » |
||||||
|
ZINNO ? Ça se passe tip top au milieu des années 80. J’avais pour habitude, depuis la fin des années 70, d’enregistrer des trucs* dans le beau studio de Dan Lacksman, membre du groupe Telex, qui m’avait fait découvrir les charmes des synthétiseurs. Je me rappelle assez précisément le jour où Dan tenta de m’expliquer qu’une toute nouvelle technologie allait balayer la précédente. C’était l’arrivée du « sampling ». J’ai sur le moment relativement bien réussi à lui faire croire que j’avais compris. Effectivement, au milieu des eighties, donc, le sampling a commencé à se faire entendre à la radio. Mon ami, Jean-Pierre Hautier passait beaucoup de temps à la radio. Ça n’a pas changé. C’était l‘époque de « Radio Cité ». Jean-Pierre y travaillait, découvert par Marc Moulin. En 85, avec Jean-Pierre, on avait l’habitude d’aller manger des glaces. Ça n’a pas changé non plus. Je suppose qu’un jour, devant une coupe Maracaïbo de chez Zizi, on s’est dit : « Si on faisait un disque ? Dan vient de faire l’acquisition d’un super sampleur (le Fairlight). Allons en studio ! » Juste avant d’entrer en studio, Jean-Pierre eut l’idée de faire un truc qui tourne autour d l’univers de James Bond… Après une première session d’enregistrement, Marc Moulin, toujours de bon conseil, nous a suggéré de faire venir des choristes professionnelles. C’est ainsi qu’aujourd’hui encore, dans les quiz, il n’est pas rare de tomber sur la question des choristes de Zinno. Pour ceux qui ne le savent pas encore, il s’agit de Claude Maurane et BeeJay Scott. Marc Moulin et Dan Lacksman avaient créé un petit label de disques, appelé MAGIC, et tout naturellement, nous décidâmes de sortir « What’s Your Name ? » chez Magic. Ce qu’on avait vraiment pas prévu, c’est que ça allait devenir un tube. On avait bricolé pour rire un petit clip, fait avec des poupées, mais la pression aidant, on a dû aussi faire la tournée des télés, engager des danseuses ( les Zinnotes, bien sûr) et faire des aller-retour réguliers à Paris. Quelques mois de frénésie et d’aventures palpitantes, que nous avons vécues, Jean-Pierre et moi, avec beaucoup de passion mais aussi beaucoup de recul. On savait bien que ces trucs-là tiennent à très peu de choses… Très vite disque d’or en Belgique, Zinno a frappé un peu partout en Europe. On a été tenus de faire rapidement un « follow up » puis d’autres, ce qui au total nous a fait onze titres, dont deux reprises. « Get Up and Boogie » sorti en 1987 et « Love Comes Quickly », avec Yasmina Millich, fraîchement mixé. ZINNO, c’est aussi des clips. A la sortie de « Blackaya », avec Serge Honorez et Laurence Deletaille, nous avons l’opportunité d’utiliser des nouveaux ordinateurs graphiques sophistiqués grâce à LBO. Il en sortira un clip primé à plusieurs reprises. Frédéric JANNIN * disques des Bowling Balls, de Germain & Nous etc. |
||||||
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
||||||
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |