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One
Human Show
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Sam Touzani se dévoile.
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Sans fausse pudeur, avec
honnêteté, il nous raconte l'immigration (son immigration), celle de son
père Mohammed d'abord attiré par notre Eldorado – Bruxelles, la Gare du
Midi, le Manneken Pis -, celle de sa mère Rhama ensuite, fatiguée
d'attendre son époux au pays et qui débarque un jour à Bruxelles avec
bagages et enfants. "Ma mère" dit Sam Touzani "qui, par son courage,
ferait rougir de honte la Mère Courage de Bertolt Brecht". "Les enfants
ne se disputeront pas les chambres vu qu'il n'y en a qu'une…"
Puis il y a le petit Sam, ses frères, ses sœurs, le cul entre deux
cultures, coincés entre un besoin d'émancipation et le poids des
traditions. Il est un immigré de la deuxième génération, c'est-à-dire,
pour certains "plus vraiment comme "eux", mais pas encore tout à fait
comme nous".
L'adolescence de Touzani, ce sera les potes, l'Aïd el Khabir, le flic de
quartier, le ping pong à la Maison des Jeunes (2 tables, 4 raquettes… 40
jeunes).
Dans
One Human Show, Sam Touzani rejoue avec humour et autodérision
l'histoire de sa vie et de ses origines, il en imagine les épisodes, il
en fantasme les personnages, il la mesure à l'aune de sa carte
d'identité de "nouveau Belge", de sa gueule de bougnoule, et des
privilèges de show man qu'il a gagnés au front de la création
artistique.
One Human Show, un spectacle à voir par tout un chacun, Marocain ou
Marollien, Beur ou Belge, bourgeois ou non, car le spectacle emprunte,
par le témoignage, la voie du partage et de la réconciliation.
One Human Show a été primé au Festival du Rire de Rochefort 2002.
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